On se bouscule autour de Philippe Mexès. L'international français a signé un contrat avec l'AS Roma. Mais le club romain n'a pas trouvé d'accord avec l'AJ Auxerre. Le défenseur central tente le bras de fer et demande l'intervention de la FIFA.
Est-ce les départs de Djibril Cissé (Liverpool), Olivier Kapo (Juventus Turin) et de Jean-Alain Boumsong (Glasgow Rangers) qui incitent Philippe Mexès à prendre la poudre d'escampette ou est-ce des réminiscences du conflit de 2002 avec son club qui provoque ce départ fracassant ?
A 22 ans, Philippe Mexès a choisi de donner une nouvelle orientation à sa carrière et de quitter le cocon de l'AJA. Direction l' AS Roma où l'attend un contrat de quatre ans. Une décision surprenante. La Roma est loin d'être un modèle de stabilité sportive (Mexès a visité les installations avec Fabio Capello, parti depuis à la Juventus Turin) et sa santé financière est sans cesse remise en cause. Mais encore plus curieux, Mexès a signé son contrat avec la Roma alors qu'aucun accord n'a été trouvé entre le club romain et l'AJ Auxerre. "De longue date, il existait un accord entre l'AJ Auxerre et Philippe Mexès sur le principe de son départ en juin 2004. Malheureusement, Philippe Mexès et son ancien employeur ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur les modalités financières de ce départ", indique Olivier Jouanneaux, l'agent du joueur. "Par conséquent, Philippe Mexès a demandé à la chambre de règlement des litiges de la FIFA, dont c'est le rôle, de trancher sereinement les diverses questions financières relatives à ce transfert international", ajoute-t-il.
Pour l'instant Guy Roux reste discret. L'entraîneur auxerrois confiait récemment qu'un accord était proche, autour de 8 millions d'euros. Mais depuis, plus rien. Enfin si, Auxerre aurait reçu une offre de 15 millions d'euros de Manchester United qui surveille Mexès depuis plusieurs années. Ce n'est pas la première fois que le joueur et l'AJA se retrouvent en conflit. Un imbroglio juridique à propos de la prolongation du contrat de Mexès, qui avait nécessité la saisine de la Commission nationale paritaire d'appel de la Ligue de football professionnel (LFP). L'affaire (voir La Lettre du Sport n°271) s'était finalement soldée par un accord entre les deux parties en juillet 2003 pour éviter que le litige n'aboutisse devant les prud'hommes.




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