Le Racing "est en danger" a déclaré jeudi le maire de Strasbourg Roland Ries qui demande au président de la Ligue Fréderic Thiriez de prendre "toute mesure utile". La cession des parts de
Philippe Ginestet à des actionnaires inconnus, "apparemment peu investis dans le football et certainement très éloignés du souci de valoriser le club et Strasbourg" a abouti "à une situation de désordre extrême", déclare le maire dans un communiqué cosigné par le président de la communauté urbaine (CUS) Jaques Bigot. Dans cette situation "préjudiciable au club, à la ville et à l'Alsace", les signataires annoncent avoir saisi jeudi le président de la
LFP afin que la Ligue "prenne toute mesure utile pour clarifier la situation du club".
Ils appellent par ailleurs les actionnaires minoritaires actuels du Racing à se regrouper pour former, avec d'autres partenaires potentiels, une proposition de rachat des actions détenues par Alain Fontenla, "afin de sortir rapidement de la situation actuelle".
L'actionnaire principal du
RC Strasbourg (19e de la L2), le groupe Carousel Finance représenté par Alain Fontenla, a annoncé jeudi matin vouloir abandonner la reprise du club alsacien et remettre ses actions en vente. Il a expliqué cette décision par les critiques, "de façon parfois diffamatoire" qui ont été émises après le rachat des actions du club alsacien à Philippe Ginestet.
Pressenti pour entraîner les Alsaciens,
Jean-Pierre Papin qui avait fait monter le club en L1 en 2007, avait donné son accord de principe mais l'avait lié au résultat du passage du club mardi devant la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG). "S'il est décidé que le club ne peut pas recruter, alors le poste ne m'intéresse pas", avait-il fait savoir. La
DNCG a exigé mardi du nouvel actionnaire qu'il "bloque 3 millions d'euros jusqu'en juin 2010".
"Ils m'ont clairement fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu au sein de la +grande famille du football+", déplore Alain Fontenla.