Luc Dayan s'est dit prêt à prendre la présidence du Racing Club de Strasbourg lundi, au premier jour de sa mission de sauvetage de quatre mois du club alsacien de
Ligue 2 relégable en National.
L'actuel président "Julien Fournier négocie les conditions de son départ. A l'amiable ou pas à l'amiable, je ne sais pas comment cela va se passer mais ce qui est sûr, c'est qu'il ne veut pas gêner le fonctionnement du club. S'il le faut, je suis prêt à prendre la présidence" a déclaré l'ancien président de Lille et de Nantes, appelé à la rescousse par l'actionnaire majoritaire Alain Fontenla.
Le médecin reconverti en homme d'affaires est chargé de remettre en ordre de marche le club alsacien annoncé en cessation de paiement si rien ne bouge dans les prochaines semaines. "Ma tâche est dure mais pas insurmontable. Il y a une cascade de holdings qui gèrent le club aujourd'hui. Or il faut que le fonctionnement soit plus simple. Il faut retrouver une organisation capitalistique cohérente, mettre les passions de côté et travailler avec les professionnels", a déclaré Luc Dayan, précisant que Strasbourg ne pouvait se passer d'un ancrage régional.
Parmi ses tâches prioritaires, il doit préparer le second passage mercredi devant la DNCG, qui avait mis sa décision en délibéré lors du premier oral mi-décembre. Le gendarme financier du football français exige de bloquer 3 millions d'euros sur le compte courant de la SASP, chose jugée "exagérée" par Dayan. "La
DNCG s'est blindée en demandant cela parce qu'elle ne connaît pas Alain Fontenla. Il y a eu un délit de sale gueule. Moi, j'ai reçu les garanties qu'il assurera la trésorerie du club. On n'est pas dans un monde où il faut respecter tous les diktats", a-t-il déclaré.