Le Conseil national de l'éthique a accédé au souhait de Frédéric Antonetti en demandant à l'arbitre Didier Falcone de participer à l'audition de l'entraîneur de Rennes, reportée au 22 février, puisque, comme annoncé, Antonetti ne s'est pas rendu lundi devant le CNE.
"Je me rendrai avec plaisir (devant le CNE) le 8 février mais à une seule condition: c'est que M. Falcone soit également présent. Sinon, je n'irai pas. Je vous le dis tout net. Ce que je souhaite, c'est m'expliquer avec lui", avait déclaré Antonetti.
Il a tenu promesse, et le CNE a annoncé lundi: "Il est demandé à M. Falcone d'être présent lors de cette audition".
M. Antonetti avait dénoncé "trois erreurs d'arbitrage et deux buts qui ne sont pas valables" après le revers de son équipe face à Sochaux (2-0), déplorant que l'arbitre ne puisse pas être "sanctionné" et puisse continuer "à exercer tranquillement".
Le CNE a par ailleurs annoncé les sanctions décidées lundi.
Le directeur général de Nice, Patrick Gouvernatori, "a été sanctionné d'un mois ferme de suspension de toute fonction officielle pour avoir tenu des propos injurieux envers les membres de la Commission supérieure d'appel de la
FFF (la Fédération)". Il les avait traité de "vieux croulants moralisateurs accrochés à leurs privilèges".
L'entraîneur de Nancy,
Pablo Correa, "pour avoir émis plusieurs déclarations publiques excessives", devra lui purger deux matches de suspension. Il avait notamment dit que "Lyon est arbitré différemment. Nous finirons par voler les matches aussi".
Michel Seydoux, président de Lille, a écopé de deux mois avec sursis "pour ses propos blessants à l'encontre des instances de la Fédération française". Il avait parlé "d'amateurisme criard et d'incompétence".
Le président niçois
Gilbert Stellardo a reçu un mois avec sursis pour "ses propos excessifs envers l'arbitrage". M. Stellardo avait estimé qu'il y avait "une volonté d'arbitrer à charge contre Nice".
Un "rappel aux devoirs de sa charge" a été adressé à
René Girard, entraîneur de Montpellier, qui avait parlé "d'un arbitrage pour les grands, un pour les petits". Son gardien de but Geoffrey Jourdren a lui écopé d'un match de suspension avec sursis pour avoir également évoqué les différences entre "grands clubs et petits", "des propos excessifs" selon le CNE.
En L2,
Victor Zvunka, entraîneur de Guingamp, "devra effectuer une action pédagogique organisée par la Ligue régionale" ou "purger deux matchs de suspension ferme" pour des "propos blessants à l'encontre des instances de la Ligue" (LFP). "Ce sont des ânes", avait-il dit.
Jean-Michel Cavalli, entraîneur de Nîmes (L2), et Jean-Pierre Caillot, président du
Stade de Reims (Nat), seront également auditionnés le 22 février pour "leurs récentes déclarations publiques".