OM : Kachkar vers la correctionnelle !
Mardi 7 juillet 2009 - 19:59
Le parquet de Paris requiert le renvoi de l'homme d'affaires canadien Jack Kachkar devant le tribunal correctionnel, notamment pour escroquerie, dans l'affaire du projet avorté du rachat de l'Olympique de Marseille en 2007.
Dans son réquisitoire délivré le 23 juin, le parquet demande que Jack Kachkar soit jugé pour escroquerie et tentative d'escroquerie. Il revient maintenant au juge financier Renaud van Ruymbeke de renvoyer ou non l'homme d'affaires devant le tribunal. Jack Kachkar, d'abord entendu sous le statut de témoin assisté, avait été mis en examen en décembre 2008 par le juge d'instruction.
En mars 2007, après six mois de contacts, le propriétaire de l'Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus, avait décidé de mettre fin aux négociations sur la reprise du club par Kachkar. Il avait refusé d'accorder un nouveau délai de paiement au candidat repreneur. L'homme d'affaires canadien d'origine arménienne n'avait pas su convaincre de son assise financière pour une transaction estimée à 115 millions d'euros.
Robert Louis-Dreyfus, mort samedi, avait déposé une plainte le visant pour "faux, usage de faux et escroquerie" en mai 2007.
Dans le cadre du recouvrement de la somme de 8 millions d'euros à titre de dédit, le propriétaire de l'OM avait constaté "certaines irrégularités et suspecte que plusieurs documents bancaires auraient été falsifiés", avait alors indiqué "RLD". L'équipe du propriétaire de l'OM avait découvert que les garanties bancaires présentées par "JK" étaient fictives, la signature d'un banquier américain ayant été imitée.
C'est en janvier 2007 que l'homme d'affaires canadien remet à Robert Louis-Dreyfus un document signé par Ramon Duran, le responsable de la Countrywide Home Loans. Cette banque de Miami était censée garantir le versement de 81,5 millions d'euros. Deux mois plus tard, Ramon Duran certifie par écrit et sous serment que la lettre présentée par Kachkar "porte faussement sa signature".
Déjà aux prises avec la justice américaine, le Canadien ferraillant depuis de longs mois avec les enquêteurs de la SEC, le gendarme de la bourse, et les juges des Cours du Delaware et de Floride qui le traquent à propos de la chute de sa société pharmaceutique Inyx.
