La commission de discipline de la Ligue devrait se saisir jeudi du dossier des incidents provoqués par les supporteurs niçois à la fin du match Monaco-Nice samedi lors de la 22e journée de L1, a indiqué lundi à Nice le directeur général de la Ligue Jean-Pierre Hugues.
"La commission de discipline examinera les faits dès ce jeudi, je pense. Les deux clubs seront convoqués et les mesures seront prises sous huitaine", a déclaré M. Hugues à l'issue d'une réunion en préfecture avec les représentants de l'OGC Nice et ceux des autorités politiques et judiciaires monégasques.
Interrogé sur les éventuelles sanctions encourues par l'OGC Nice, le dirigeant de la Ligue s'est contenté d'évoquer l'arsenal possible des mesures, évoquant "une amende financière importante, la levée du sursis sur un huis-clos voire des points de pénalité".
Des interdictions de stade seront "systématiquement demandées", a indiqué de son côté le préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy, précisant que le travail sur l'identification des supporteurs concernés avait débuté.
Le club niçois "portera évidemment plainte contre X mardi", a assuré pour sa part le président de l'OGCN
Gilbert Stellardo.
Samedi, une personne a été blessée et deux autres ont été interpellées à la suite des incidents provoqués par les supporteurs niçois à la fin de la rencontre Monaco-Nice (3-2).
Quelques minutes après la fin de la rencontre, quelque deux cents supporteurs niçois ont quitté la tribune ouest du stade Louis-II pour traverser la pelouse en direction des supporteurs monégasques, situés dans la tribune en face, et des forces de l'ordre.
L'ouverture de la tribune avait été décidée pour évacuer les supporteurs niçois après l'usage de gaz lacrymogènes par la police, selon le directeur de la sécurité de l'OGC Nice, André Bloch.
Interrogé sur l'usage de gaz lacrymogènes dans un espace clos comme celui de la tribune où étaient regroupés les supporteurs niçois, M.
Lamy a répondu: "il faut demander aux autorités monégasques".
Après une dizaine de minutes de violences et de bagarres, les forces de l'ordre ont repris le contrôle de la situation.
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