L'UEFA, par la voix de son directeur de la communication, a considéré que l'élection, jeudi, de Grzegorz Lato à la présidence de la fédération polonaise était "une étape" et a souhaité que "ça continue".
"Il faut que le gouvernement polonais continue à respecter l'autonomie de la fédération polonaise (PZPN) et nous pourrons avoir de bonnes relations avec ce pays", a poursuivi William Gaillard, également conseiller du président de l'UEFA Michel Platini, interrogé par l'AFP.
L'élection du nouveau président de la PZPN jeudi (l'ancien international polonais Grzegorz Lato) met un terme à un différend qui a opposé début octobre le gouvernement polonais à la Fifa et à l'UEFA.
A la demande du ministre des Sports, Miroslaw Drzewiecki, un tribunal d'arbitrage près le Comité olympique polonais avait alors nommé un administrateur à la PZPN suite au constat de nombreuses violations de la loi par la Fédération.
La Fifa et l'UEFA avaient immédiatement volé au secours de la PZPN, au nom de l'indépendance des fédérations de football. Elles avaient menacé de suspendre la Pologne des matches de qualification pour la Coupe du Monde-2010.
Planait aussi implicitement la menace du retrait de l'organisation de l'Euro-2012 confiée à la Pologne et l'Ukraine. Le gouvernement polonais avait alors dû faire machine arrière.
L'ancien international polonais Grzegorz Lato, a été élu jeudi président de la Fédération polonaise de football PZPN, avec l'objectif de sortir cette organisation d'une profonde crise de confiance causée par une série interminable de scandales de corruption.
Le nouveau président aura comme tâches majeures de préparer l'Euro 2012, que la Pologne coorganise avec l'Ukraine, et assainir la fédération polonaise.
"On tient à changer l'image du football polonais. Je tiens à ce qu'elle soit transparente et pure, et que l'Euro-2012 se termine par un succès", a-t-il déclaré juste après l'annonce des résultats.
Plus de 160 personnes sont déjà inculpées ou condamnées dans le cadre d'une large enquête anticorruption dans le football polonais. Un arbitre de première division a encore été arrêté jeudi pour des pots de vin.
Lato, 58 ans, a obtenu la majorité absolue dès le premier tour (57 voix sur 112), lors d'un scrutin très attendu par les fédérations internationales (Fifa et Uefa), ainsi que par le gouvernement et les supporteurs.
Il a gagné contre une autre légende du football polonais, Zbigniew Boniek, et le secrétaire général sortant de PZPN, Zbigniew Krecina, inculpé récemment de mauvaise gestion de fonds.
Grande star du foot polonais dans les années 70 et 80, Lato fut le meilleur buteur de la Coupe du monde 1974 avec sept buts marqués. Au sein de la sélection nationale, il a marqué 42 buts en 104 sélections.
Après avoir effectué l'essentiel de sa carrière en Pologne, dans le club de Stal Mielec, il a évolué au KSC Lokeren, en Belgique.
Sa carrière de joueur finie, il a travaillé comme entraîneur au Canada, à Toronto, puis pour des clubs polonais avant de faire carrière politique en tant que sénateur du parti social-démocrate SLD (ex-communiste), de 2000 à 2005.
L'élection du nouveau président de la PZPN met un terme à un différend qui a opposé début octobre le gouvernement polonais à la Fifa et à l'Uefa. A la demande du ministre des Sports, Miroslaw Drzewiecki, un tribunal d'arbitrage près le Comité olympique polonais avait alors nommé un administrateur à la PZPN suite au constat de nombreuses violations de la loi par la Fédération.
La Fifa et l'Uefa avaient immédiatement volé au secours de la PZPN, au nom de l'indépendance des fédérations de football. Elles avaient menacé de suspendre la Pologne des matches de qualification pour la Coupe du Monde-2010 et même de lui retirer l'organisation de l'Euro 2012. Le gouvernement avait alors dû faire machine arrière.



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