J'y suis, j'y reste

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J'y suis, j'y reste

J'y suis, j'y reste

Mardi 1 juillet 2008 - 13:59

Evincé à la surprise générale de la liste des 23 Bleus pour l'Euro 2008, critiqué par son nouveau président, qui veut "un grand gardien" au Paris SG, Mickaël Landreau sort de son mutisme. L'ancien nantais n'a pas l'intention de quitter le club parisien, même si à Paris "on encaisse des coups comme nulle part ailleurs".

Pour jouer au Paris Saint-Germain, il faut être préparé psychologiquement. Car lorsque la mayonnaise ne prend pas, le club de la capitale est plus une lessiveuse qu'un tremplin pour votre carrière. Malheureusement, Mickaël Landreau en fait la triste expérience depuis deux saisons. Lui qui était le gardien des années 2000 il y a peu encore, va de désillusion en désillusion. Venu à Paris pour remporter des titres et faire définitivement sauter cette image de "deuxième gardien de l'équipe de France", Landreau n'a jamais été en course pour le championnat et il a perdu sa place dans le groupe France.

De quoi vous faire raser les murs. Et quand vient l'heure de se présenter devant les médias, la séance est douloureuse. "Avez-vous digéré votre éviction des Bleus ?" ; "Avez-vous payé le fait de jouer au PSG ?" ; "Comment avez-vous pris le fait que Charles Villeneuve annonce d'entrée que le PSG cherchait +un grand gardien+" ; "Pourquoi le PSG ferait-il une meilleure saison que les deux dernières ?". Après une telle séance, un rendez-vous chez un psychologue n'est peut-être pas superflu. Pour le journal Le Parisien, Landreau a accepté de répondre à toutes ses questions, légitimes au demeurant.

Sur les Bleus, l'ex-doublure de Grégory Coupet a évidemment vécu un "moment très dur". "Je m'étais préparé à y aller comme doublure. Depuis deux ans, j'étais de toutes les sélections, j'étais régulier et j'avais joué toute la fin des qualifications", explique-t-il, mais, philosophe, il conclut : "Cela fera partie de ma vie". Sur les raisons qui ont conduit à son éviction, il reconnaît que jouer au Paris SG ne l'a pas servi. "Je ne dis pas que c'est juste ou injuste. Je vois simplement que le PSG est un club où on encaisse des coups comme nulle part ailleurs." Des coups qui peuvent parfois venir de l'intérieur même du club. Son nouveau président, Charles Villeneuve, à peine intronisé, ayant indiqué chercher "un grand gardien". Landreau s'en sort avec une pirouette : "Ce n'est pas le PSG qui cherche un gardien" et estime "que tout le monde peut faire des erreurs de communication". Il préfère s'accrocher à la confiance qui lui accorde son entraîneur : "J'ai la confiance de Paul Le Guen". En tout cas, Landreau n'a pas l'intention de partir. "J'ai repris avec Paris. C'est donc pour rester et jouer", dit-il au Parisien. Mais il sait qu'"ici, on sait que le mercato est loin d'être terminé".

La tension reste palpable autour du club. Le public présent au Camp des Loges pour le premier entraînement du Paris SG a fait savoir son mécontentement alors que la nouvelle saison débute à peine. Après une saison catastrophique, qui succède à une autre saison catastrophe, les supporteurs sont déçus du recrutement inexistant du club - une seule recrue : le Havrais Guillaume Hoarau - alors que les abonnés ont reçu un courrier pour les informer de la hausse des abonnements. Les banderoles ont fleuri : "2006-2008, plus jamais ça", "Abonnement exorbitant, vous nous prenez pour des c..." et "Colony : un grand PSG ou dégagez". A l'heure de la reprise pour le PSG, rien n'a vraiment changé.

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