Le PDG de la société japonaise de services et contenus pour téléphones portables Index Holdings, Masami Ochiai, a fait part jeudi de son incompréhension face au report de la
DNCG pour valider la montée du GF38 en L1, affirmant avoir le sentiment d'être "persécuté".
"Nous avons vraiment l'impression d'être persécutés", a déclaré M. Ochiai, dont la société est l'actionnaire majoritaire du Grenoble Foot 38, dans un entretien téléphonique avec l'AFP depuis Tokyo.
"Je ne comprends pas pourquoi il faut autant de temps pour étudier une garantie bancaire émanant d'une banque japonaise en qui on peut avoir toute confiance", a-t-il
poursuivi.
La direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a décidé jeudi de reporter au 25 juin son délibéré concernant l'accession du
Grenoble Foot 38 en
Ligue 1.
Le 29 mai, la DNCG avait demandé au GF38 des engagements financiers concrets et en particulier le versement d'une somme de 7 à 9 millions d'euros comblant le déficit d'exploitation de la saison 2007-2008.
Mercredi matin, le club a présenté les documents à la DNCG, notamment une caution émanant d'une banque japonaise sous forme de documents rédigés en japonais et traduits en anglais.
"J'ai l'impression qu'à chaque nouvelle demande à laquelle on répond, suit une autre demande, n'y aurait-il pas une forme de pression politique?" s'est interrogé M. Ochiai, redoutant une prochaine "nouvelle exigence" de la DNCG.
"Finalement, je me demande si la meilleure solution ne serait pas d'aller en France pour dialoguer directement avec la DNCG", a-t-il poursuivi, réaffirmant sa détermination à soutenir le club.
Depuis le 29 mai, les péripéties administratives françaises décontenancent le président japonais d'Index, qui souligne avoir toujours tenu ses engagements financiers vis-à-vis du GF38, le respect de la parole donnée étant une valeur fondamentale dans la culture japonaise.