L'enquête menée en Italie sur la corruption dans le championnat de football s'attaque aux aspects économiques, notamment les droits télévisés et le marché des transferts.
"Il y a encore du travail à faire et il concerne les aspects économiques du Calcio, à commencer par les droits télévisés et les immenses intérêts qu'ils drainent", a annoncé Francesco Saverio Borelli, chargé du dossier, magistrat à la retraite, mandaté par les autorités du football italien pour mener des investigations sur le scandale des matches truqués.
Dans un rapport, Borelli dénonce "la position d'absolue domination exercée par la Juventus sur tout le monde du Calcio" et accuse l'ancien directeur général Luciano Moggi et l'ancien administrateur délégué du club de Turin Antonio Giraudo d'avoir mis en place un "système qui a influencé le déroulement du championnat lors de la saison 2004-2005, mais dont la naissance remonte à bien des années". "Le système a été conçu par Moggi et la Juventus en a été le principal bénéficiaire (...) mais il a impliqué d'autres équipes et c'est dans ce contexte que sont mis en cause la Fiorentina et la Lazio", souligne-t-il. "Parallèlement, le Milan AC a adopté des mesures propres pour obtenir des faveurs des arbitres", a-t-il ajouté.





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