Fabio Capello (sélectionneur de l'Angleterre): "Le pays de Galles est une très bonne équipe, très jeune et un derby n'est jamais un match normal. Je pense que chaque match sera très difficile. (Nous allons affronter) de très bonnes équipes. Ce sera très intéressant et il ne sera pas possible que nous nous relâchions dans aucun des matches. Il faudra rester concentrés".
Joachim Löw (sélectionneur de l'équipe d'Allemagne qui sera opposée à la Turquie, à l'Autriche, à la Belgique, au Kazakhstan et à l'Azerbaïdjan dans le groupe A): "Nous sommes avec la Turquie les favoris de ce groupe, je crois que nous nous qualifierons pour la phase finale. D'un point de vue logistique, ce n'est pas facile d'aller au Kazakhstan et en Azerbaïdjan. Sinon, c'est un groupe qui a un côté très allemand avec beaucoup d'entraîneurs de langue allemande. Quant à savoir si je serai encore sélectionneur pour l'Euro-2012, il faudra voir. Pour le moment, je ne me pose pas du tout la question, car on verra après le Mondial 2010 comment les choses se présenteront".
Craig Levein (sélectionneur de l'Ecosse): "Je suis ravi, comme de nombreux supporteurs écossais, de voir le champion sortant espagnol venir à Hampden, sans compter de petites vacances en Espagne. S'ils jouent à leur niveau, ils seront les favoris, mais il devrait être plus facile de terminer second dans un groupe à cinq équipes. On connaît bien la Lituanie pour être tombé contre eux lors de nos trois dernières campagnes de qualification. Le Liechtenstein est un peu inconnu, mais on va se renseigner. Il faut bâtir l'élan dès maintenant. On va jouer quelques rencontres amicales pour cela. Je veux développer un esprit d'équipe et apporter une harmonie dans ce groupe. Je pense que nous avons nos chances dans ce groupe."
John Toshack (sélectionneur du pays de Galles): "Cela ne fait aucun doute que tomber contre l'Angleterre satisfait tous les supporteurs gallois. Il y a une longue histoire dans ce derby, et je ne vois rien de meilleur qu'une nouvelle chance de battre le vieil ennemi. Je connais assez bien Fabio Capello (ndlr: son homologue). Nous avons hâte de mettre nos joueurs de talent à l'épreuve de la puissante Angleterre l'an prochain. Nous avons affronté récemment la Bulgarie et le Monténégro. Quant à la Suisse, c'est une bonne équipe de milieu de hiérarchie européenne. Je pense que toutes ces équipes auront le sentiment que la 2e place est accessible. C'est un avantage d'être dans un groupe à cinq plutôt qu'à six. C'est un tirage intéressant."
Nigel Worthington (sélectionneur de l'Irlande du nord): "C'est un groupe très intéressant. Ce tirage me ravit. Dans ce groupe, je pense qu'il y a beaucoup d'équipes qui peuvent se prendre des points. En football, on veut toujours se mesurer aux meilleurs, et l'Italie en fait partie. La Serbie est une excellente équipe et on a déjà affronté la Slovénie en qualifications pour le Mondial, donc on les connaît. (L'Irlandais) Brian Kerr est le sélectionneur des Féroé et connaît tout du football britannique. Cela ne facilitera pas notre tâche. Nous devrons entrer d'emblée dans ces qualifications, nous montrer professionnels et disciplinés. Ce sera difficile, mais on a un gros +fighting spirit+ et on entrera dans cette campagne avec beaucoup de conviction. Notre équipe est stable et présente un bon équilibre d'expérience et de jeunesse."
Michal Bilek (sélectionneur de la République tchèque): "On aurait certes préféré éviter l'Espagne, qui part naturellement favorite. Mais cela ne change rien à notre volonté de faire tout pour nous qualifier. Notre groupe est vraiment intéressant et nous offre une certaine chance, grâce au système de qualification. L'avantage, c'est que l'on figure dans un groupe à cinq équipes, ce qui nous permet de disputer des matches préparatoires plus bénéfiques pour nous par rapport à des rencontres qualificatives contre des adversaires du sixième chapeau".
Ivan Hasek (président de la Fédération tchèque CMFS et ex-sélectionneur): "Notre adversaire du premier chapeau, c'est l'Espagne, donc le tenant du trophée et, en plus, l'équipe actuellement dans une forme vraiment fantastique. Ces dernières années, l'Espagne ne perd plus et est à juste titre considérée comme la meilleure équipe d'Europe. Mais attention, il y a aussi les Ecossais, un adversaire qui n'est jamais facile, tout comme le Liechtenstein et la Lituanie".
Dietmar Constantini (sélectionneur autrichien): "Nous avons deux gros calibres avec l'Allemagne et la Turquie. La Belgique est un bon adversaire et également contre l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan on ne va pas nous offrir les trois points. L'objectif reste identique: réaliser ce qui semble irréaliste, la qualification."
Leo Windtner (président de la Fédération autrichienne de football): "Nous n'avons pas le droit d'être insatisfaits. Nous jouerons deux adversaires (Allemagne et Turquie) qui attireront les foules. Naturellement l'Allemagne sera le grand favori. Mais le combat pour la deuxième place sera intéressant."
Carlos Queiroz (sélectionneur du Portugal): "C'est un bon groupe pour nous, avec différents styles de football. C'est un groupe qui va produire de bons spectacles, ça va être excitant, et je pense qu'on a une bonne chance. Il faut qu'on se prépare bien, comme toujours, mais je crois que nous pouvons nous qualifier pour la phase finale".
Giovanni Trapattoni (sélectionneur de l'Eire): "Nous entamerons cette campagne avec l'état d'esprit montré il y a trois mois contre la France (ndlr: en barrages pour la qualification au Mondial-2010). Si nous parvenons à garder la même mentalité, il y a une possibilité de qualification. Tous les groupes sont de valeurs semblables. Notre groupe est difficile, mais les autres aussi. La Russie, ce sera dur, mais la Slovaquie également. C'est une équipe technique, dure au mal."
Dick Advocaat (sélectionneur de la Belgique qui sera opposée à l'Allemagne, la Turquie, à l'Autriche, au Kazakhstan et à l'Azerbaïdjan dans le groupe A): "Je ne dois pas vous faire un dessin, l'Allemagne est la grande favorite. Mais cela ne veut pas dire qu'on ne lui prendra pas des points. L'objectif sera de ne pas perdre. Je dirai à tout le monde qu'il faudra avoir pleinement confiance en nos moyens qui ne sont quand même pas négligeables, et voir jusqu'où cela nous mènera. La qualification reste l'objectif. Et un échec serait pour moi une terrible désillusion."