L'ancien footballeur international
Basile Boli a été remis en liberté mercredi soir après quelque 48 heures de garde à vue à Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Nanterre pour abus de confiance et recel.
Boli, 42 ans, président de l'association "Entreprendre et réussir en Afrique" (ERA), avait été placé en garde à vue mardi matin avec un responsable administratif de sa structure à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), service de la sous-direction des affaires économiques et financières de la PJ parisienne. Selon une source judiciaire, l'enquête porte sur les comptes de l'association ERA, largement subventionnée par l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (Anaem), devenue en avril l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Cet organisme d'Etat est destiné aux étrangers non ressortissants de l'UE lors de leur arrivée régulière en France et s'occupe également d'accompagner des étrangers acceptant de rentrer volontairement dans leur pays d'origine.
Lors de l'examen des comptes d'ERA, il est apparu que les postes budgétaires des salaires et frais de déplacement de l'association étaient "tout à fait conséquents", c'est-à-dire trop importants, par rapport aux recettes de la structure.
En septembre 2007, en tant que président de son association ERA, Basile Boli avait signé une convention avec l'Anaem dans les locaux du ministère de l'Immigration, de l'intégration et de l'identité nationale. Cette convention prévoyait que l'association mène une série d'actions "d'information et de sensibilisation" sur l'aide au retour, ainsi qu'un accompagnement "de migrants porteurs d'un projet économique" dans leur pays d'origine.
Basile Boli s'estime "injustement soupçonné".