La cour d'appel de Versailles a confirmé vendredi l'ordonnance de non-lieu délivrée en faveur d'un magistrat poursuivi par le Front national (FN) pour diffamation pour des propos tenus après la mort d'un supporteur du PSG en novembre 2006, a-t-on appris de source judiciaire.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a estimé que les faits de "diffamation publique envers un particulier" reprochés au procureur de Paris Jean-Claude Marin par le FN n'étaient pas constitués.
Le 23 novembre 2006 à Paris, un policier avait tué
par balle un supporteur du Paris Saint-Germain (PSG) et blessé un autre à l'issue d'un match contre Hapoël Tel-Aviv en secourant un spectateur juif pris à partie par des ultras.
M. Marin avait fait état, lors d'une conférence de presse au lendemain du match, d'insultes antisémites mêlées de slogans pro-FN proférés par des supporteurs,
"La relation du déroulement des événements survenus le 23 novembre 2006 à proximité du
Parc des Princes par le procureur de Paris ne constitue en aucune façon d'un fait portant atteinte à l'honneur et à la considération de Jean-Marie Le Pen", le président du FN, a indiqué la cour d'appel dans son arrêt.
Le FN avait à l'époque expliqué que M. Marin, "sans en être témoin lui-même, avait affirmé que les supporteurs du PSG impliqués dans les événements de la porte de Saint-Cloud criaient +Le Pen président+ en faisant des saluts nazis".
Soucieux d'écarter "toute tentative d'amalgame", le FN avait porté plainte avec constitution de partie civile le 28 novembre 2006.
Le 7 mars 2008, un juge d'instruction de Versailles avait conclu à un non-lieu.