Chelsea se trouve dans la même poule de Ligue des champions que le CSKA Moscou. Problème : le principal bailleur de fonds du club russe n'est autre que Sibneft, la société de Roman Abramovich. L'UEFA y voit un conflit d'intérêt.
Par la grâce d'un tirage au sort de Ligue des champions, Roman Abramovich est pris en faute. Le hasard a voulu que son club, Chelsea, se retrouve dans le même groupe que le Paris SG, le FC Porto et le CSKA Moscou. Une formation qu'il connaît bien pour en être son principal sponsor (voir La Lettre du Sport n°315). L'UEFA va enquêter sur des liens entre le propriétaire de Chelsea et la formation russe. Elle va se pencher en particulier sur l'accord de parrainage, 18 millions de dollars (14,6 millions d'euros) par saison jusqu'en 2006, conclu entre le CSKA et Sibneft, une société pétrolière russe dont Abramovich est l'actionnaire majoritaire. Or, les règlements de l'UEFA interdisent toute participation majoritaire d'un même actionnaire dans des formations en lice pour une même compétition. Pour sa défense, le magnat russe précise qu'il ne siège pas au conseil d'administration de Sibneft. Mais il oublie de préciser que Yevgeny Giner, président du club moscovite, est aussi l'un de ses meilleurs amis. Ou encore que le président de Sibneft, Eugene Shvidler, est membre du conseil de Chelsea Village, la société qui dirige le club de football londonien.
Abramovich est pris pris au piège. Il avait été poussé par le Kremlin à devenir le parrain du CSKA Moscou pour prouver son patriotisme, après son investissement en Angleterre fort mal vu par Vladimir Poutine. Ce "renvoi d'ascenseur" pourrait lui coûter une place en Ligue des champions ! Affaire à suivre...




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