"L'OL a toujours eu le petit truc en plus"
Vendredi 25 juillet 2008 - 10:49
Président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, fait le point sur l'intersaison du septuple champion de France. S'il apprécie le travail effectué par Bordeaux ou Marseille, Jean-Michel Aulas pense toujours que l'OL conserve une longueur d'avance. Une seule seulement ?
Les entretiens accordés par Jean-Michel Aulas sont toujours intéressants. Il distille avec un art consommé de la formule une série de petites phrases moins anodine qu'il n'y paraît. Dans L'Equipe, le président de l'Olympique Lyonnais fait le tour des chantiers en cours : la reprise à l'OL, son nouvel entraîneur, la place de l'OL dans le championnat de France.
Claude Puel est encensé par son président. "Je suis impressionné" dit Jean-Michel Aulas. "Il nous apporte une cohérence dans la vision sportive (...) Désormais, on met en place une politique sportive sur du moyen et long terme, explique Aulas. L'intelligence de Claude, c'est de ne pas s'intéresser qu'au terrain". Preuve de la confiance qu'il témoigne à Puel, le président rhodanien est disposé à changer également la politique de recrutement du club. "S'il (Puel) nous dit demain, que pour gagner la Ligue des champions, il lui faut Eto'o ou Drogba, on essaiera de les faire venir, même si on vivre un peu au-dessus de nos moyens", assure Aulas dans L'Equipe. L'homme fort du football français veut "gagner la Ligue des champions d'ici 2012", même s'il connaît les handicaps de la Ligue 1 sur ses rivaux européens notamment en terme de revenus. "Est-ce la bonne solution que de faire venir dans un vestiaire un joueur avec un niveau de salaire pas forcément compatible avec celui des autres joueurs de l'OL ? Il y a un équilibre à trouver, sur le terrain et en dehors", confie Jean-Michel Aulas.
En attendant, le championnat de France reste la priorité du club. Marseille, Bordeaux et Paris "sont dans la bonne direction juge Aulas. Sur une année, tout est possible. A Lyon, on a changé beaucoup de choses cet été. Il y a eu notamment le départ de Greg (Coupet). Il faudra voir". "Jusqu'à présent, l'OL a toujours eu le petit truc en plus qui l'a fait gagner", continue-t-il. Et de s'étonner que "personne ne dit que l'OL est le poumon économique du football français". "Depuis le 1er janvier, on a investi plus de 60 millions d'euros sur le recrutement, dont environ 50 millions d'euros en France", détaille Aulas. "Je souffre qu'on dise que je pille des clubs alors que je les fais vivre", concède-t-il.