Les épéistes français n'ont pas été à la hauteur des espérances en étant écartés prématurément, à l'image de Gauthier Grumier, N.1 mondial, de la course au podium des Championnats du monde d'escrime, mercredi à Catane, où l'Italie a conquis une 3e médaille d'or en 24 heures.
Vice-champion du monde en titre, Grumier n'avait pas hésité à proclamer ses ambitions pour le podium, visant même la plus haute marche.
Ces bonnes intentions se sont évanouies en 16e de finale face à la réalité du Kazakh Elmir Alimzhanov (14-15), spécialiste des doubles touches.
"Je me suis retrouvé face à un adversaire qui fait qu'on ne sent pas les choses. Ni moi ni l'entraîneur (Jérôme Roussat, ndr) n'avons trouvé la solution. Je suis fâché car j'étais dans la meilleure forme de ma vie", a analysé le Neversois, sociétaire du club de Levallois.
Médaille de bronze à Paris, il y a un an, Jean-Michel Lucenay a seulement franchi un tour de plus que son partenaire, coinçant en 8e de finale face au Suisse Fabian Kanter (14-15 également).
De leur côté, pour leurs premiers Mondiaux, les jeunes Yannick Borel et Ronan Gustin n'ont pu assouvir leurs ambitions.
Moins attendues, les trois sabreuses en lice n'ont pas rattrapé le coup. Marion Stoltz, benjamine (21 ans) du trio, a été la meilleure, néanmoins éliminée en 8e de finale.
Pendant que les Bleus étaient amers, les Italiens, à domicile, poursuivaient leur moisson de médailles, déjà cinq après seulement deux journées de finales. Le local Paolo Pizzo a ainsi remporté, en outsider, le titre de l'épée, faisant oublier la sortie dès les 32e de finale de Matteo Tagliarol, le champion olympique de Pékin.





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