Wiggins en maître d'anglais

Cyclisme / Tour de France

Wiggins en maître d'anglais
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Wiggins en maître d'anglais

Lundi 23 juillet 2012 - 11:11

La Grande-Bretagne a triomphé dimanche pour la première fois dans le Tour de France grâce au Londonien Bradley Wiggins en conclusion d'une 99e édition maîtrisée jusqu'à son terme par l'équipe Sky.

Le sprint de Mark Cavendish sur les Champs-Elysées, assorti d'une septième victoire britannique (la 6e pour l'équipe Sky), a mis un point final à la course. Devant la grande foule, souvent parée du drapeau de l'Union Jack, "Cav" est devenu le premier champion du monde en titre à s'imposer sur la célèbre avenue. A 6 jours de son rendez-vous olympique à Londres, le "ManxExpress" a dû laisser toutefois la vedette sous le soleil parisien à Wiggins, passé le temps d'une olympiade du haut de la piste au sommet de la route.

Champion olympique de poursuite à Pékin, le styliste anglais, grand spécialiste du contre-la-montre, a réussi au-delà des prévisions sa reconversion en "routier". Il a bousculé le calendrier dès 2009, quand il avait commencé à suivre les meilleurs dans les cols du Giro avant de faire de même dans le Tour (4e). Mais "Wiggo", ce solitaire volontiers marginal qui privilégie aujourd'hui l'aspect collectif du cyclisme, a attendu cette saison pour s'exprimer pleinement à l'âge de 32 ans. Depuis le mois de mars, il a gagné Paris-Nice, le Tour de Romandie, le Critérium du Dauphiné. Des courses significatives pour ce fan de l'histoire de son sport, attentif au moindre détail -une caractéristique partagée jusqu'à l'obsession par son équipe Sky- et conscient de la portée de sa victoire dans le Tour, la première d'un sujet de Sa Gracieuse Majesté en plus de cent ans.

Qu'a-t-il manqué à ce Tour ?


A défaut de suspense, au moins l'incertitude. Dès lors que la formation dirigée par Sean Yates avait franchi les embûches de la première semaine, en ne perdant qu'un seul coureur (Siutsou), certes très précieux dans son rôle tout-terrain, le plus dur était fait pour le groupe britannique. A moins d'une défaillance. "On se rend compte rétrospectivement que le seul terrain sur lequel les Sky auraient pu être éventuellement en difficulté aurait été une étape comme Belfort-Porrentruy reproduite dix fois", a relevé le directeur du Tour Christian Prudhomme. "Cette année, au bilan, la moyenne montagne était plus forte que la haute montagne.

Les contre-la-montre, montrés du doigt en début de Tour pour leur poids démesuré (plus de 100 km), ont certes établi les écarts du classement final. Mais il ne faut pas s'y tromper. Au vu des (rares) arrivées au sommet (La Toussuire, Peyragudes), l'équipe Sky était aussi la plus forte en montagne. "S'il y avait eu davantage d'arrivées en altitude, on aurait eu le même résultat", a reconnu le directeur du Tour. Dans un ordre peut-être inversé, tant Froome, le "Kenyan blanc" quasi-inconnu voici un an, s'est montré aérien sur les pentes les plus raides.

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