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Le cyclisme français a affiché un visage séduisant sur le Tour de France avec cinq victoires d'étapes, un maillot de meilleur grimpeur pour Thomas Voeckler et surtout deux coureurs prometteurs dans le Top 10 : Pierre Rolland (8e) et Thibaut Pinot (10e).
Le bilan de 2011 était exceptionnel avec la 4e place et 10 jours en jaune de Thomas Voeckler, cinq coureurs dans le Top 15 (Voeckler, Péraud, Rolland, Coppel, Jeannesson) pour, certes, une seule victoire d'étape (Rolland à l'Alpe d'Huez). Le Tour 2012 a confirmé la tendance. Les cinq victoires d'étapes représentent le deuxième meilleur bilan de ces 15 dernières années après 2010 (6). Thomas Voeckler, malgré des ambitions au classement général rapidement annihilées par des douleurs au genou droit en début de Tour, a encore été, à 33 ans, la locomotive du cyclisme française avec ses victoires à Bellegarde sur-Valserine et Bagnères-de-Luchon et son maillot à pois.
Son ancien équipier Pierrick Fédrigo, le "chasseur d'étapes" du Tour vainqueur à Pau, a, lui, signé sa quatrième victoire dans l'épreuve. Derrière ces deux valeurs sûres, la grande satisfaction est venue de la confirmation de Pierre Rolland et la révélation de Thibaut Pinot, le benjamin de la course. A 22 ans, le coureur de la FDJ-BigMat découvrait le Tour. Dans la montagne, il a gagné l'étape de Porrentruy et a affirmé ses talents de grimpeur. Il a surtout affiché une intelligence de course et une sérénité rares pour son âge. "Il savait qu'il était sur le Tour, mais il l'a vécu comme s'il était à l'Etoile de Bessèges ou le Tour du Limousin. Il était tranquille dans sa tête, il a pris ça avec beaucoup de plaisir et un certain détachement", souligne son manager Marc Madiot.


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« C'est normal d'être vexé après un 30-0 »
Mathieu Bastareaud