Pinot illumine le Tour

Cyclisme / Tour de France

Pinot illumine le Tour
Photo DR

Pinot illumine le Tour

Dimanche 8 juillet 2012 - 22:31

La jeunesse triomphante de Thibaut Pinot a illuminé le Tour de France, dimanche, à Porrentruy, pour l'arrivée en Suisse de la 8e étape.

"Jamais je n'aurais pensé gagner une étape du Tour cette année !", s'est exclamé le protégé de Marc Madiot, au comble de l'émotion tout comme le manager de l'équipe FDJ-BigMat après ce premier succès français dans le Tour 2012.

A Porrentruy, le Franc-Comtois est devenu l'un des plus jeunes vainqueurs d'étape de l'histoire. Il a fait mieux que le Slovaque Peter Sagan, son aîné de cinq mois, lui aussi crédité de débuts tonitruants (trois étapes !), et a approché la performance de Lance Armstrong, vainqueur à Verdun en 1993 à moins de 22 ans.

Quand il a fêté cet anniversaire le 29 mai dernier, Pinot n'était pas encore retenu pour le Tour. Marc Madiot, prudent, voulait le garder pour la prochaine Vuelta, au parcours taillé pour les purs grimpeurs. Mais le jeune Français a insisté tant et plus. Ce n'est pas tous les ans que le Tour passe dans son village de Mélisey, en Haute-Saône !

La forme affichée pendant le Tour de Suisse, combinée au forfait d'Arnold Jeannesson, ont fini par convaincre l'encadrement de l'équipe française.

Dès le prologue, Pinot s'est mis au diapason (à 7 sec d'Evans). Il a passé sans trop de casse la première semaine. Avant de mettre dans le mille à Porrentruy, en conclusion d'une réjouissante étape de moyenne montagne (157,5 km), sans conteste la plus belle depuis le départ du Tour.

Quel est l'avenir de Pinot ?


"C'est un jeune coureur en devenir", a souligné Marc Madiot, qui s'est déchaîné pour encourager son coureur dans les derniers kilomètres, contre le vent, alors que le groupe des favoris se rapprochait. "Il a encore beaucoup de choses à apprendre mais il a un réel potentiel pour l'avenir".

A l'évidence, ses qualités de grimpeur le désignent pour les grandes courses par étapes. Surtout s'il confirme dans ce Tour de France, la première course de trois semaines de sa carrière, qu'il dispose de facultés de récupération au-dessus de la moyenne.

S'il est évidemment perfectible dans le contre-la-montre, il lui reste surtout à progresser encore dans le placement en course et dans la technique de descente. Même s'il s'est bien tiré de la descente du col de la Croix, qu'il a abordé à 16 kilomètres de l'arrivée avec une courte avance sur le Suédois Fredrik Kessiakoff.

Marc Madiot en est convaincu (à juste titre), "il y a une bonne génération de coureurs français qui arrivent pour les années futures". Comme Arnaud Démare dans les classiques de plaine, Thibaut Pinot a tout pour en devenir l'élément de pointe dans les grandes courses par étapes.

Le Franc-Comtois est issu de la génération Mendrisio, la ville suisse où Romain Sicard était devenu en 2009 champion du monde espoirs. Thibaut Pinot, Arthur Vichot et Alexandre Geniez faisaient partie de cette équipe de France. Un très bon millésime.

Qu'ont fait les adversaires de Bradley Wiggins ?


A la veille du premier grand "chrono", le porteur du maillot jaune n'a jamais été vraiment menacé. L'Italien Vincenzo Nibali a accéléré dans la descente du col de la Croix, à moins de 16 kilomètres de l'arrivée. L'Australien Cadel Evans a tenté un démarrage à l'approche de Porrentruy. Wiggins a réagi à chaque fois et a franchi la ligne d'arrivée en bon rang (4e), dans le sillage d'un Tony Gallopin décidément très convaincant (3e).

Les deux journées de moyenne montagne, dans les Vosges puis le Jura, ont permis au Londonien de cibler ses adversaires. Par rapport à La Planche des Belles Filles, le Belge Jurgen Van den Broeck s'est ajouté à la liste des coureurs susceptibles de rivaliser en montagne. En revanche, Pierre Rolland a été décroché à 500 mètres du sommet du col de la Croix (59 sec perdues finalement) et l'Estonien Rein Taaramae a eu plus de mal encore (près de deux minutes).

Wiggins dispose maintenant de 41,5 kilomètres, entre Arc-et-Senans et Besançon, pour prendre ses distances sur Evans, son principal adversaire. Le parcours, vallonné, n'est pas pour déplaire à l'Australien, qui pourrait limiter la perte de temps aux alentours de la minute. Mais la force étalée par l'équipe Sky -attention à Froome !- et la confiance affichée par Wiggins n'ont rien de rassurant pour le vainqueur sortant du Tour.

Le sport en direct sur votre mobile


Sport-kiff.com, la boutique du sport / Partenaire officiel Sport.fr



Le Zapping Sport.fr de la semaine

Fil infos Sport

A la une

Le buzz du jour

Insolites People

Sport Business

Top articles Sport.fr

Chiffre sport de la semaine

Phrase sport de la semaine