Naissance d'un parcours
Lundi 17 octobre 2011 - 18:54
Mardi, les organisateurs du Tour de France présenteront le tracé 2012 de la Grande Boucle. Un rendez-vous toujours attendu et qui a pris corps dès avril 2009. Lorsque les organisateurs se sont mis d'accord avec les responsables de la province de Liège pour que le départ ait lieu dans la Cité ardente.
"Nous nous rencontrons régulièrement à l'occasion des classiques (Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, organisées aussi par ASO) et nous entretenons d'excellentes relations", se réjouit le directeur sportif de la Grande Boucle, Jean-François Pescheux, qui travaille en étroite collaboration avec le directeur du Tour, Christian Prudhomme.
Le choix du Grand Départ fixe l'architecture générale du parcours. "A partir de Liège, il était évident d'aller vers le Nord", avance le directeur sportif du Tour. "On sait qu'on doit faire ensuite les Alpes et les Pyrénées, dans un ordre qui alterne en général d'une année sur l'autre même si ce n'est pas une règle".
Christian Prudhomme, soucieux de relancer constamment l'intérêt de la course, privilégie les temps forts de la première semaine. "Il peut y avoir des secteurs pavés ou des arrivées en côte", détaille Jean-François Pescheux qui a toujours en tête les contraintes réglementaires et celles voulues par les organisateurs. "Les obligations, c'est 23 jours de course, deux journées de repos, une distance totale plafonnant à 3.500 kilomètres et des longues étapes (au-delà de 225 km) en nombre très limité. Nous essayons aussi d'avoir des étapes marquantes sur les deux week-ends qui suivent le départ et de fixer les journées de repos les lundis ou les mardis", ajoute-t-il.
Après la première ébauche, qui tient compte des candidatures des villes-étapes et des régions traversées les années précédentes, vient le fignolage du parcours. Entre autres, l'importance accordée aux contre-la-montre, remis à l'honneur en juillet prochain suivant les indiscrétions. "Lorsqu'on allonge la distance des contre-la-montre, c'est pour obliger les grimpeurs à passer à l'attaque", rappelle Jean-François Pescheux. "L'objectif, souligne-t-il, c'est de sortir de la routine, de désorganiser les stratégies habituelles des équipes. Dans le Tour, il faut être prêt tous les jours !"
