Les clous crèvent l'ambiance

Cyclisme / Tour de France

Les clous crèvent l'ambiance
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Les clous crèvent l'ambiance

Dimanche 15 juillet 2012 - 23:14

La 14e étape du Tour de France entre Limoux et Foix ne devait pas rester dans les mémoires. Pourtant, elle restera à jamais marquer par l'épisode lamentable des clous semés sur la route des coureurs, provoquant des crevaisons en pagaille, dont celle de Cadel Evans, et des chutes.
un geste malveillant qualifié d'"irresponsable" par l'organisation et de "criminel" par certains membres du peloton après l'arrivée à Foix.

Des clous de tapissier semblent avoir été jetés juste avant le sommet du mur de Péguère, à 38,5 kilomètres de l'arrivée. Le parquet de Foix a ouvert dans la soirée de dimanche une enquête préliminaire pour "dégradations et mise en danger de la vie d'autrui" confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse conjointement avec la brigade de recherche de Saint-Girons. Les recherches devront être approfondies avec les témoignages des spectateurs présents mais aussi de la trentaine de coureurs victimes de crevaisons.

"Certains coureurs peuvent perdre le Tour là-dessus"

A l'arrivée de l'étape, l'indignation du peloton est forte. "J'ai pris un clou au sommet, a raconté Thibaut Pinot (FDJ-BigMat). Il y a eu beaucoup de crevaisons dans la descente. Il y avait des coureurs un peu partout. C'était l'anarchie, on ne savait plus trop où on était".

"Des petits malins qui mettent des clous, ce n'est pas drôle. Certains coureurs peuvent perdre le Tour là-dessus. Si c'est des cailloux, des éléments de la route encore, mais là des éléments extérieurs... C'est minable", a jugé le benjamin du Tour (22 ans).

Le vainqueur du Tour 2011, l'Australien Cadel Evans, a failli perdre gros, crevant à trois reprises avant de revenir avec l'aide de ses partenaires sur le peloton qui roulait à allure réduite. "Il a crevé en haut de la montée. On est reparti, il a encore crevé. On est reparti, il a encore crevé", a détaillé son équipier américain George Hincapie. "Heureusement, on n'a pas paniqué, on est resté ensemble". A son arrivée, l'Australien ne s'est pas emporté mais a déploré l'égoïsme malveillant de certaines personnes d'une "génération moi-moi". "Ca m'est déjà arrivé, deux fois en Espagne. C'est pour ça que je ne cours plus trop en Espagne. Il y a quelques personnes qui vont trop loin", a-t-il ajouté. Son directeur sportif dans l'équipe BMC, John Lelangue n'a, lui, pas mâché ses mots. "C'est plus que criminel. Les coureurs prennent déjà assez de risques dans les descentes, ils sont à la limite, à 70-80 km/h", a-t-il souligné en exposant à la presse les clous de tapissier qu'il a retrouvés dans les pneus de sa voiture. "Le Tour de France, c'est une fête, un spectacle public ouvert à tous. C'est du hooliganisme, c'est criminel", a-t-il insisté. "Si c'était arrivé dans un stade de foot, des gens auraient été arrêtés grâce aux caméras de sécurité. Nous on est là, exposés au public et assez vulnérables parfois", a remarqué Bradly Wiggins.

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