Le Tour paradoxal de Mark Cavendish

Cyclisme / Tour de France

Le Tour paradoxal de Mark Cavendish
Photo DR

Le Tour paradoxal de Mark Cavendish

Dimanche 22 juillet 2012 - 10:53

Champion du monde en titre et star du cyclisme, Mark Cavendish a connu une saison 2012 plutôt discrète dans l'équipe Sky, notamment sur le Tour de France, sa course fétiche, où il a vécu dans l'ombre de son leader Bradley Wiggins.

Ce dimanche, il essaiera de terminer dans la lumière avec une nouvelle victoire au paradis des sprinteurs: les Champs-Elysées. Victoire ou non, le sprinteur de l'île de Man terminera son plus "mauvais" Tour depuis sa première participation en 2007 (aucune victoire).

Depuis, il avait toujours remporté un minimum de 4 victoires (2008), avec un pic à 6 en 2010 et 5 en 2009 et 2011. Cette année, il n'en a pour l'instant glané que deux, lors des 2e et 18e étapes.

L'attraction du Tour ces dernières années a cédé la priorité à Bradley Wiggins, en tête du classement général. Même le "Kényan Blanc" Chris Froome, deuxième du Tour, lui a volé la vedette dans les conférences de presse.

Passé à l'équipe Sky à l'intersaison, Cavendish n'est plus le centre de son équipe avec un "train" dédié à sa réussite, comme c'était le cas depuis 2008 chez High Road devenu HTC. En échange, il a vu son salaire au moins doublé (estimé à 2,4 millions d'euros annuels).

Sur le Tour, jalonné de chutes malchanceuses, il a dû faire une croix sur ses ambitions personnelles pour permettre à "Wiggo" de remporter la première victoire britannique sur le Tour de France.

"Il a été un équipier formidable ces deux dernières semaines. Ca n'a pas dû être facile de penser au classement général et de sacrifier certaines arrivées au sprint", soulignait Wiggins après la victoire du champion du monde à Brive-la-Gaillarde vendredi.

Porteur de bidons


"Cav", lui, regrettait à demi-mots sa situation: "Je suis extrêmement fier de faire partie d'une équipe britannique. Je fais partie de l'équipe mais je ne fais pas tout ce que je pourrais faire en tant que coureur. C'est comme si Rooney jouait en défense: on peut gagner un match mais on ne peut pas s'exprimer au mieux".

"Il était une assurance pour Sky, estime le journaliste Jeremy Whittle du quotidien The Times. Si Bradley échouait, ce qui était toujours possible au début de la saison, ils avaient +Cav+ pour garantir des succès d'étape, ce qui est important pour le sponsor."

Cavendish, consacré "personnalité sportive de l'année 2011" en Grande-Bretagne, était très courtisé. Il a finalement accepté un transfert dans l'équipe britannique notamment pour ses étroits liens avec la Fédération anglaise l'année des jeux Olympiques de Londres.

"Il a accepté de faire l'équipier cette année, mais il ne portera pas les bidons pendant deux ans", affirme Jeremy Whittle.

A 27 ans, celui qui a été élu par un magazine "plus grand sprinteur de l'histoire du Tour" a vu cette année son grand rival André Greipel, qu'il avait toujours étouffé, se faire une place grâce au "train" de l'équipe belge Lotto (3 victoires d'étapes) et la relève pointer son nez avec le Slovaque Peter Sagan.

Même s'il lui reste trois ans de contrat, il envisagerait de quitter les "Galactiques", selon plusieurs journaux britanniques. Et comme l'an dernier, l'équipe Omega-Pharma est intéressée. La présence de Brian Holm, qu'il a connu chez HTC, dans l'encadrement de la formation belge, pourrait cette fois faire pencher la balance.

Mais son avenir est d'abord immédiat avec la gloire à conquérir dans la course en ligne des jeux Olympiques de Londres, le 28 juillet.

Fil infos Sport

A la une

Top articles Sport.fr

Chiffre sport de la semaine

Phrase sport de la semaine