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Q: Vous attendiez-vous à prendre près de deux minutes à Cadel Evans?
R: "Le plus important, je suis concentré sur moi d'abord, sur ma propre performance, sur ce que je fais. Le but aujourd'hui (lundi) n'était pas de gagner. J'y allais dans l'optique du classement final. Je me focalise là-dessus. Maintenant, c'est sûr, il y a un soulagement."
Q: Comment jugez-vous cette première partie du Tour?
R: "Il n'y a rien qui me surprenne vraiment car je n'avais pas d'attentes. particulières. Quand on a des attentes, on peut être surpris ou déçu. Les choses sont ce qu'elles sont. Depuis le départ de Liège, il y a une tension énorme, une sorte de folie. Il ne faut pas se laisser influencer. Je suis très satisfait de ce que j'ai fait jusqu'à présent. Je ne pensais pas à ces écarts. Mais il faut aussi savoir gérer les émotions. Et ce n'est pas évident, quand on prend le maillot jaune. La nuit suivante, je n'ai pas très bien dormi à cause de la charge émotionnelle. En même temps, c'est pour cela que j'aime ce sport."
Q: Etes-vous satisfait de la manière dont votre équipe a travaillé?
R: "Oui. On avait envisagé la course sous cet angle, on savait qu'on devrait prendre nos responsabilités. On s'est préparé au Dauphiné à le faire. Ces deux derniers jours avant le contre-la-montre étaient difficiles, l'équipe a travaillé comme on l'attendait."
Q: Quel rôle va tenir Chris Froome?
R: "On verra ce qui se passe. L'an passé, on n'avait pas de plan B dans l'équipe. Cette année, c'est un peu différent. L'idée est de le garder en position le plus longtemps possible. On ne s'attendait pas à se trouver à deux de l'équipe dans les trois premiers. On verra si on essaye d'aller à Paris en essayant de monter tous les deux sur le podium ou s'il faut sacrifier Chris."
Q: Qu'allez-vous faire pendant la journée de repos?
R: "Me reposer, au maximum."
Le Tour de France s'est mis à l'heure anglaise, celle de Bradley Wiggins et de Chris Froome, dans le contre-la-montre de Besançon que les deux coureurs de l'équipe Sky ont terminé lundi aux deux premières places.
Symboliquement, Bradley Wiggins a enlevé son premier succès dans le Tour à l'occasion d'un "chrono". Le Londonien a enfin touché au but pour sa sixième participation même s'il s'est empressé de rappeler que l'objectif, pour lui, n'était pas de gagner cette 9e étape.
Seul le classement final l'intéresse, a-t-il insisté en affirmant être concentré avant tout sur sa propre performance et non celle de ses adversaires.
"Wiggo" a beau être tourné vers lui-même et ses propres sensations, il a tout le temps, mardi, pendant la journée de repos à Mâcon et dans le Beaujolais, d'analyser le résultat du contre-la-montre et de se féliciter du bilan après les dix premiers jours de course.
En 41,5 kilomètres, la distance séparant la Saline royale d'Arc-et-Senans de Besançon par la vallée du Doubs, le triple champion olympique sur piste a creusé des écarts conséquents. Voire accablants pour quelques candidats au podium, laminés sous le soleil de Franche-Comté (Van den Broeck, F. Schleck, Leipheimer).
Deux coureurs seulement sont parvenus à rester à moins d'une minute, Chris Froome (35 sec) et la référence de la discipline, le Suisse Fabian Cancellara, qui a toutefois déboursé 57 secondes.


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