Le Tour, c'est demain !

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Le Tour, c'est demain !
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Le Tour, c'est demain !

Vendredi 29 juin 2012 - 16:18

Pour ouvrir un été "british", le Tour de France se donne un favori britannique, Bradley Wiggins, au départ des 3497 kilomètres de son édition 2012 qui commence samedi par un prologue de 6400 mètres à Liège.

Un an après le succès de Cadel Evans, le premier Australien vainqueur de la Grande Boucle candidat à un deuxième succès, Wiggins se dit déterminé à "écrire l'histoire", à devenir le premier Anglais à figurer au palmarès en 99 éditions.

De l'avis général, Wiggins et Evans sont au-dessus du lot au vu du parcours qui accorde, au contraire de la tendance récente, une large part aux contre-la-montre (plus de 100 km !) entre le prologue de Liège et les "chronos" de Besançon et Chartres. Surtout en l'absence des deux coureurs qui ont animé le Tour ces dernières années, l'Espagnol Alberto Contador (suspendu) et le Luxembourgeois Andy Schleck (blessé).

"Le dénominateur commun des derniers Tours, c'est Contador", souligne justement le manager de l'équipe espagnole Movistar, Eusebio Unzue. "Sans lui, l'horizon s'ouvre pour beaucoup de coureurs". A commencer évidemment par Wiggins.

LES DEUX FAVORIS. Formé sur la piste (triple champion olympique), Wiggins, Londonien de 32 ans, a adhéré pleinement à l'approche scientifique voulue par les entraîneurs de l'équipe Sky. Avec succès, si l'on en juge par sa série victorieuse (Paris-Nice, Tour de Romandie, Dauphiné) dans les rendez-vous qu'il s'était fixés avant le Tour.

Dans sa quête, Wiggins dispose du soutien d'un groupe sans faiblesse (Boasson Hagen, Froome, Porte, Rogers, Siutsou...), qui a choisi entre lui et Mark Cavendish. Le champion du monde en titre, qui compte bien arrondir son total de victoires d'étape (20 en quatre participations !), doit laisser la priorité dans sa propre équipe, un rouleau-compresseur qui a impressionné le peloton dans le Critérium du Dauphiné début juin.

C'est dire l'enjeu et les responsabilités pour Wiggins qui affiche, comme son coéquipier, de très hautes ambitions pour les prochains JO de Londres. Quelques jours à peine après l'arrivée du Tour sur les Champs-Elysées le 22 juillet.

Cadel Evans, pour sa part, a l'avantage d'avoir déjà gagné. "Je sais que je peux le faire", répète l'Australien de 35 ans, longtemps catalogué "éternel deuxième" jusqu'à son titre mondial de 2009 suivi d'une victoire sans bavures dans le Tour 2011, malgré la présence d'Andy Schleck et d'Alberto Contador.

En retrait par rapport à son rival dans les contre-la-montre, le tenant du titre a pour lui une plus grande expérience en tant que leader, un opportunisme aiguisé par les années, une qualité technique supérieure dans les descentes.

Mais Alejandro Valverde, l'Espagnol de retour sur le Tour de France après sa suspension, l'a rappelé vendredi dans un bref sourire: "Le Tour se court sur 21 jours, pas seulement sur les deux journées des contre-la-montre. Il peut se passer beaucoup de choses."

LES ADVERSAIRES. Qui sera le troisième homme ? Un rouleur (Leipheimer Menchov) ou un grimpeur (Gesink, Van den Broeck) ? Un attaquant (Nibali, F. Schleck) ou un attentiste ? La course dessinée par le directeur du Tour Christian Prudhomme s'ouvre à toutes les hypothèses, en dehors des repères fixes des contre-la-montre.

Les grimpeurs disposent du Grand-Colombier et d'une étape-reine dans les Alpes (Madeleine, Glandon, La Toussuire) puis de deux dures journées dans les Pyrénées (Luchon, Peyragudes). Les attaquants, d'un terrain favorable en de nombreux lieux (La Planche des Belles Filles, Porrentruy, Foix). Pour ne rien dire des aléas météo qui peuvent transformer toute étape en piège parfait.

Le Tour est loin, cependant, de se résumer au maillot jaune. Les autres classements sont devenus des enjeux à part entière. Chaque étape vaut de l'or, au point de justifier pour partie l'investissement annuel pour une équipe.

Dès samedi, le prologue donne le ton pour les rouleurs (Cancellara, T. Martin). Le lendemain, les puncheurs (Valverde, Gilbert, Gerrans et le néophyte Peter Sagan) sont concernés à Seraing. Avant que les sprinteurs, avec un nouveau venu (Kittel) qui a déjà lancé le défi à Cavendish, ne rivalisent sur la ligne droite d'arrivée de Tournai.

Le Tour retrouvera ensuite, à partir de mardi, son public français. L'an passé, Thomas Voeckler avait enchanté les coeurs en portant pendant dix jours le maillot jaune. Un autre Français va-t-il s'en inspirer ? Car le Tour, par-delà son histoire récente marquée par la répétition des affaires de dopage jusqu'à l'année passée, touche le coeur des foules. Le scénario de juillet est souvent imprévisible.





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