Le parcours du Tour 2010
Dimanche 27 juin 2010 - 13:30
Le Tour de France 2010, qui partira de Rotterdam le 3 juillet, empruntera des secteurs pavés de Paris-Roubaix et fera étape au sommet du Tourmalet à trois jours de l'arrivée à Paris. Le parcours avait été dévoilé le 14 octobre 2009 par son directeur Christian Prudhomme.
Sept secteurs pavés pour un total de 13,2 kilomètres, en Belgique et en France, seront franchis dans la 3e étape qui arrivera le 6 juillet à Arenberg, à l'entrée de la célèbre tranchée. Les coureurs devront passer à moins de dix kilomètres de l'arrivée par les pavés de Haveluy, l'un des secteurs les plus difficiles de Paris-Roubaix, la "reine des classiques" qui se dispute chaque année en avril.
Le parcours 2010 a été dévoilé le 14 octobre dernier à Paris en présence des trois premiers de la précédente édition, l'Espagnol Alberto Contador, le Luxembourgeois Andy Schleck et l'Américain Lance Armstrong.
Les organisateurs ont limité la part des contre-la-montre à 59 kilomètres, répartis en un prologue de 8 kilomètres et un chrono de 51 kilomètres dans les vignobles de Pauillac, à la veille de la conclusion sur les Champs-Elysées.
Aucun contre-la-montre par équipes n'est prévu. En revanche, tout comme cette année, trois arrivées au sommet (Avoriaz, Ax-3 Domaines, Tourmalet) figurent au programme.
Le Tour reviendra ainsi sur les hauteurs de Morzine-Avoriaz, avant sa première journée de repos dans la station de Haute-Savoie. Si les Alpes comportent encore l'ascension de la Madeleine, juste avant de rejoindre Saint-Jean-de-Maurienne, le menu pyrénéen est autrement corsé dans la troisième semaine de course.
Après deux journées comportant des grands cols récemment découverts (port de Pailhères dans l'étape ariégeoise d'Ax-3 Domaines, port de Balès sur la route menant à Luchon), la course revient cent ans plus tard sur les traces des pionniers qui avaient en 1910 escaladé pour la première fois les quatre grands cols (Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Aubisque).
La dernière étape pyrénéenne, au lendemain de la seconde journée de repos à Pau, prévoit une seconde ascension du Tourmalet, par l'autre versant, avec une arrivée au sommet, la deuxième après celle de 1974.
Cette 97e édition rend visite au Jura (les Rousses) et au Massif Central, avec une arrivée en Lozère sur les hauteurs de Mende. En revanche, le grand ouest est délaissé pour la deuxième fois en deux ans.
CONTADOR SATISFAIT...
L'Espagnol Alberto Contador, double vainqueur du Tour de France (2007 et 2009), a indiqué que le parcours de l'édition 2010 lui plaisait car il était "plus dur" que le précédent. "Le parcours me plaît", a-t-il déclaré dans un communiqué, relevant que la course était "plus pour les grimpeurs" et que "ce sera plus dur que le Tour 2009". "Donc, ça devrait me convenir, mais bien sûr, tu ne peux jamais savoir", a ajouté Contador qui a assisté à la présentation à côté de son dauphin de juillet dernier, le Luxembourgeois Andy Schleck. "Ce sera très difficile de contrôler la course pendant la première semaine, les pavés du Paris-Roubaix ne me conviennent pas particulièrement, mais je n'y accorde pas trop d'importance. Le principal sera de ne pas tomber et qu'il ne pleuve pas", a déclaré le Madrilène. Concernant les étapes de montagne, il a estimé que les Alpes "seront plus douces, et le plus dur sera pour les Pyrénées, notamment avec le double passage par le Tourmalet".
... ARMSTRONG AUSSI
Le Tour de France sera plus ouvert qu'en 2009, a estimé le septuple vainqueur de l'épreuve, l'Américain Lance Armstrong, en découvrant le parcours de l'édition 2010. "Le contre-la-montre par équipes a éliminé des coureurs (en 2009) et nous n'en avons pas l'an prochain", a déclaré le Texan, qui s'est classé troisième en juillet dernier derrière le Luxembourgeois Andy Schleck lequel était assis à ses côtés lors de la présentation. "Cette année, nous nous sommes retrouvés avec trois ou quatre gars qui pouvaient gagner le Tour. L'an prochain, on arrivera dans les secteurs-clé avec dix gars", a ajouté Armstrong.
L'Américain a reconnu qu'il avait besoin d'étudier les montées dans le détail, avant de songer à établir des plans tactiques. Mais il a déjà évoqué les étapes de montagne dont plusieurs sont jugées au bas de descentes, par rapport aux trois arrivées au sommet. "Il y a aussi plus de secteurs plats après les ascensions. Ces étapes sont presque des non-événements", a estimé Armstrong.
En 2010, l'Américain courra dans la formation américaine RadioShack montée autour de lui alors que l'Espagnol Alberto Contador, son coéquipier qui a gagné le Tour en juillet dernier, sera dans une équipe concurrente.
