Cyclisme - Tour de France

Farrar, toujours placé enfin gagnant

Farrar, toujours placé enfin gagnant

Cette fois, le train de Garmin-Cervélo a parfaitement fonctionné. Le porteur du
maillot jaune, le Norvégien Thor Hushovd, a même mis la main à la pâte avant que le Néo-Zélandais Julian Dean lance Tyler Farrar vers la victoire. Un Américain vainqueur le jour d'Independence Day, quoi de plus normal ? Aucun coureur américain n'avait gagné d'étape depuis... quatre ans et le contre-la-montre d'Angoulême remporté en 2007 par Levi Leipheimer.

Pour expliquer ses précédents revers, on disait de Farrar qu'il était trop "gentil". En opposition à Cavendish, le "bad boy", vainqueur de 15 étapes sur le Tour de France en trois ans. Il a bien tenté d'expliquer que sa personnalité changeait, qu'il devenait très agressif à l'approche de la ligne d'arrivée, mais rien n'y a fait. Ses interviews montraient le contraire. "Il y a des sprinteurs qui gagnent grâce à un sentiment de colère. Ils veulent tuer tout le monde. Moi je gagne quand je suis heureux", déclarait-il en début de saison.

Sa carrière, débutée en professionnel en 2006 avec Cofidis, a été laborieuse. Elle a été troublée en 2008 par un accident de son père, paralysé après avoir été renversé par un camion. Puis Farrar a changé sa méthode d'entraînement pour travailler son physique. "Je commence à en récolter les fruits" estimait-il en 2009 après une victoire dans Tirreno-Adriatico. "Il y a des sprinteurs qui explosent dès leur première saison. Moi ça n'a pas été le cas, reconnaissait-il. J'ai progressé avec la maturité". Mieux vaut tard que jamais.




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