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Lance Armstrong pourrait avoir à répondre de différentes accusations devant la justice américaine. Dans son rapport, l'Usada évoque "des fausses déclarations sous serment... relevant du parjure", un acte passible de poursuites pénales aux Etats-Unis. Serait notamment visée une déposition sous serment faite par Armstrong dans le cadre d'une procédure d'arbitrage l'opposant à SCA Promotions. Dans cette déposition, le Texan répond "non" plusieurs fois quand on lui demande s'il s'est déjà dopé, si le préparateur italien Michele Ferrari l'avait déjà aidé à se doper et s'il n'avait plus de liens avec lui depuis 2004. Un tel délit est passible de prison (jusqu'à 30 ans) et d'une forte amende (jusqu'à 1,5 million de dollars d'amende).
Cependant, le parquet pourrait se heurter à la popularité du cycliste déchu. Son aura de survivant du cancer et de héraut de la lutte contre la maladie aurait forcément un impact sur des membres d'un jury lors d'un procès pénal.
Parmi les grands noms du sport, seule l'athlète Marion Jones a été épinglée pour parjure. Elle a passé six mois en prison en 2008.
Les ennuis de Lance Armstrong sont loin d'être terminés. La Fédération française de cyclisme (FFC) réitère sa demande de remboursement des primes versées à l'Américain pour ses victoires sur le Tour de France. La société d'assurances SCA Promotions, qui a versé plusieurs millions de dollars de primes à Armstrong, souhaite également récupérer son argent maintenant que l'Américain a officiellement été privé de ses titres.
La FFC, qui a évalué leur montant à 2,95 millions d'euros, a souhaité qu'ils "soient affectés au développement du cyclisme chez les plus jeunes et aux actions de prévention contre le dopage". La Fédération pourrait intenter une action en justice "pour faire valoir ce préjudice et en demander réparation". Outre la FFC, Lance Armstrong devrait avoir maille à partir avec SCA Promotions. La société d'assurance couvrait ses primes de succès sur le Tour de France. SCA Promotions tient notamment à récupérer 7,5 millions de dollars versés à l'Américain en 2006 après une procédure arbitrale qui avait tourné en faveur d'Armstrong. Selon un contrat passé avec Tailwind Sports, la société mère de l'équipe cycliste US Postal, SCA devait en effet payer 5 millions de dollars de primes à Armstrong s'il parvenait à gagner le Tour de France 2004. Mais après la victoire finale d'Armstrong sur les Champs-Elysées, SCA avait refusé de respecter ce contrat à cause des allégations de dopage contenues dans le livre "L.A. Confidentiel" des journalistes Pierre Ballester et David Walsh.
Armstrong est sorti vainqueur de ce litige par voie d'arbitrage sur la base du fait que le contrat contesté ne contenait pas de clauses sur le dopage et SCA a dû régler les 5 millions de bonus plus 2,5 millions de dédommagements et frais de justice à la partie adverse.
"M. Armstrong n'est plus un vainqueur officiel du Tour de France et par conséquent il est inapproprié et abusif de sa part de conserver les primes versées par SCA", estime Jeffrey Dorough, un responsable juridique de cette société basée au Texas. SCA Promotions veut récupérer "toutes les sommes qui ont été versées" à Armstrong. "Mais le seul chiffre que je peux confirmer ce sont les 7,5 millions payés en 2006 après arbitrage", a dit Dorough.
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