Nairo Quintana a réalisé un véritable coup de force en remportant son premier Giro. Alors qu’il était après sa deuxième place au Tour de France 2013, le Colombien a confirmé qu’il faisait bien partie de la race des champions. De son propre aveu, il n’était même pas à 100% de ses capacités.

En remportant le Giro, Nairo Quintana est entré dans l’histoire du sport colombien. A 24 ans, le leader de l’équipe Movistar a confirmé de la meilleure des manières sa deuxième place au Tour de France 2013 en s’imposant lors de ce Tour d’Italie, qui semblait à la base taillé pour lui. Et tant pis si certains tentent de discréditer sa victoire, en partie obtenue sur la 16e étape entre Ponte di Legno et Val Martello , où les conditions dantesques lui ont permis d’arracher le maillot rose à son compatriote Rigoberto Uran.

Mais l’intéressé n’en a cure et n’a pas cherché à dissimuler sa joie à son arrivée à Trieste dimanche. Je me suis senti comblé quand j’ai franchi la ligne. J’ai une grande équipe, une famille avec moi. Merci mon Dieu… C’est une joie immense que j’éprouve, a déclaré Quintana, dont les propos ont été rapportés par l’AFP. J’ai beaucoup appris dans ce Giro (…) C’est un Giro dans lequel j’ai souffert, bien plus que ce qu’on imagine. J’ai eu des problèmes physiques, je n’ai pas été à 100%. Je devais être à 60% de mon potentiel. Des propos qui font en partie référence à la bronchite qui qu’il a traîné durant une partie de ce Giro et qui l’a fortement diminué.

Mais ses concurrents sont désormais prévenus. S’il ne disputera pas le Tour de France cette saison, le Colombien semble être le principal concurrent de Christopher Froome et des Sky pour les années à venir. De la surprise la saison dernière, à la confirmation cette année, Quintana a d’ores et déjà passé un cap. Il ne lui manque désormais plus qu’à accrocher un maillot jaune dans son armoire à trophée, pour que son nom soit inscrit à l’encre indélébile dans l’histoire du cyclisme.