Pas de favori, que des prétendants

Cyclisme / Tour d'Italie

Pas de favori, que des prétendants

Pas de favori, que des prétendants

Samedi 8 mai 2010 - 9:45

La 93e édition du Tour d'Italie s'élance d'Amsterdam dans le flou. L'Espagnol Carlos Sastre, l'Australien Cadel Evans et l'Italien Ivan Basso viennent pour remporter le général. Mais aucun ne réuni un consensus sur son nom. Alexandre Vinokourov, qui découvre le Giro, vient jouer les animateurs alors que les Damiano Cunego, Stefano Garzelli et Gilberto Simoni se présentent sans certitude.

La course présente un profil piégeux dès sa première semaine. Après le contre-la-montre d'ouverture, entre le Rijskmuseum et le stade olympique d'Amsterdam (8,4 km), les deux premières étapes en ligne s'annoncent à risques. A cause d'un parcours urbain dimanche, des possibilités de bordure en front de mer lundi, avant le retour en Italie pour le contre-la-montre par équipes dans le Piémont. Les grimpeurs s'exprimeront par la suite avec de grandes ascensions (Zoncolan, Plan de Corones, Mortirolo, Gavia) réparties sur les huit dernières journées de course dans le nord de la péninsule, pour terminer par un contre-la-montre conduisant le 30 mai aux arènes de Vérone.

A priori, les deux premières semaines pourraient faire les affaires d'un coureur comme Alexandre Vinokourov (Astana). "La condition est là", dit le Kazakh, vainqueur sous les sifflets de Liège-Bastogne-Liège. "Je suis prêt. Je suis là pour gagner une étape, peut-être porter le maillot rose quelques jours." A 36 ans, il part "dans l'inconnu". "C'est la première fois que je cours le Giro. Je viens sans pression, je verrai jour après jour", dit-il.

D'autres viennent pour le classement général. "Je viens pour gagner", ont affirmé à tour de rôle Carlos Sastre (Cervélo), Cadel Evans (BMC) et Ivan Basso (Liquigas). Autant de prétendants vulnérables. L'Espagnol, vainqueur du Tour de France 2008, a tout à redouter de la première semaine. L'Australien, l'éternel second des grands Tours, s'appuie sur une équipe sans grande expérience. Quant à l'Italien, vainqueur du Giro 2006, il avoue que son degré de forme n'est pas optimum.

Le podium du Giro du Centenaire l'année passée a été décapité. Seul le vainqueur, le Russe Denis Menchov (absent cette année), est passé au travers les mailles du filet de l'antidopage. L'Italien Danilo Di Luca (2e) a été contrôlé positif pendant le Giro. Son compatriote Franco Pellizotti (3e) a été rattrapé plus tardivement. Pour ne pas revivre ce scénario de cauchemar, les organisateurs annoncent un effort sans précédent et présentent ce Giro comme la "course la plus contrôlée de l'histoire du cyclisme". On verra la suite.

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