Le cyclisme chinois, qui possède désormais une épreuve de niveau mondial ( Tour de Pékin), est sur le point de s'éveiller, de l'avis de Frédéric Magné, directeur du développement de la fédération internationale.
Pour l'ancien champion du keirin, qui dirige le Centre mondial du cyclisme (CMC), aucun obstacle physiologique ou culturel ne s'oppose à terme à l'arrivée des coureurs chinois dans le peloton de l'élite. A condition que cet objectif soit visé par les dirigeants du pays le plus peuplé de la planète.
"C'est un problème de priorité, estime-t-il. Le cyclisme sur route n'en était pas une. Les responsables du sport chinois savaient pertinemment qu'ils n'auraient pas de médaille aux JO dans le contre-la-montre ou la course en ligne. Ils ont concentré leurs efforts sur les disciplines 'médaillables'".
"Le cyclisme, en tant que sport, n'est pas encore populaire, souligne-t-il. Les Chinois ont fait beaucoup de vélo mais, dans un autre but, pour se déplacer d'un endroit à un autre. Le cyclisme de compétition arrive très loin après les sports majeurs qui rapportent beaucoup de médailles. Aux JO de Pékin, sur son total de 100 médailles, la Chine n'en a eu qu'une en cyclisme".


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