Klöden, 11 ans après !

Cyclisme / Paris-Nice

Klöden, 11 ans après !
Déclarations

Andreas Klöden (GER/RadioShack), vainqueur de l'étape et leader: "Gagner une étape de Paris-Nice est toujours très fort. C'est une surprise d'avoir réussi à battre Samuel Sanchez au sprint. Je dois remercier Jani Brajkovic qui m'a dit de le suivre pour le sprint. Je ne me souviens plus de ma précédente victoire au sprint. Sur ce Paris-Nice, je suis venu pour faire de mon mieux, je savais que la condition était là après le Tour d'Algarve. En plus, la météo me convient jusqu'à présent, je suis maigre, je n'aime pas la pluie ou le froid. Dans le chrono, ça sera dur contre Tony Martin qui est un très bon coureur et un spécialiste. Mais, bien sûr, je vais tout donner. Pourquoi je ne suis pas un leader à part entière ? Ce sont aussi les circonstances, la présence de leaders dans l'équipe. Chez T-Mobile, il y avait Ullrich. Chez Astana, il y a eu Contador. J'essaye de faire de mon mieux. J'ai gagné de belles courses par étapes, comme Paris-Nice, Tirreno-Adriatico, le Tour du Pays Basque."

Pierre Rolland (FRA/Europcar), 10e de l'étape: "A la fin, je ne savais pas trop si je devais attendre Thomas (Voeckler). Je n'étais pas trop mal, question sensations. Se retrouver avec les meilleurs sur ce terrain, c'est bien même si je l'ai déjà fait par le passé. Dans le chrono, je vais reculer face aux spécialistes. Mais depuis le début de l'année, je marche bien, c'est bon signe."

Thomas Voeckler (FRA/Europcar): "J'ai lâché à 500 mètres du sommet. C'était un peu trop raide pour moi !"

Alain Gallopin (directeur sportif de Klöden/RadioShack): "Andreas (Klöden) a choisi Paris-Nice plutôt que Tirreno-Adriatico quand il a vu les parcours. Il a compris qu'il y avait quelque chose à faire. C'est un grand professionnel, qui avait les talents pour être un grand leader d'équipe mais pas le mental. C'est aussi un équipier modèle: Alberto Contador lui doit un Giro, Andreas lui a sauvé la mise à plusieurs reprises."

Klöden, 11 ans après !

Jeudi 10 mars 2011 - 19:11

Andreas Klöden, 35 ans, renaît de ses cendres. L'Allemand a remporté jeudi la 5e étape de Paris-Nice et s'est emparé du maillot jaune de leader. Onze après sa victoire dans la célèbre course par étapes printanière, le coureur qui défend désormais les couleurs de RadioShack se rappelle aux bons souvenirs du peloton.

L'Allemand Andreas Klöden (RadioShack) a remporté jeudi la cinquième étape de Paris - Nice, entre Saint-Symphorien-sur-Coise et Vernoux-en-Vivarais (194 km) et s'est emparé du maillot jaune de leader.

Klöden, vainqueur de Paris-Nice voici onze ans, a réglé au sprint un groupe de huit coureurs.

Le champion olympique Samuel Sanchez a pris la deuxième place devant l'Italien Matteo Carrara et l'Allemand Tony Martin.

L'Espagnol Luis Leon Sanchez, en tête d'un deuxième groupe, a cédé une vingtaine de secondes.

Constamment animée, cette étape de 193 kilomètres a été longtemps ouverte par le Néerlandais Lieuwe Westra, en tête dès la montée du col de la Croix-de-Chaubouret (Km 49). Avec le Français Hubert Dupont, le seul à garder le contact, Westra a fini par être repris à 37 kilomètres de l'arrivée.

Les coureurs de la FDJ (Fédrigo, Casar, Roy, C. Pineau) sont passés à l'attaque dans la descente de l'avant-dernière difficulté pour être rejoints au pied du col de la Mûre à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée.

Le leader, le Belge Thomas de Gendt, a été distancé très vite dans cette ascension pentue avant qu'un groupe de favoris se dégage, précédé par Carrara et le Croate Robert Kiserlovski.

Le champion de France Thomas Voeckler a lâché prise dans les 500 derniers mètres de cette montée qui a fait office de révélateur, pour le profit de Klöden, de Martin et de l'Estonien Rein Taaramae.

Au sprint, Klöden, emmené par son coéquipier slovène Janez Brajkovic, a gardé l'avantage sur Samuel Sanchez, dépité d'avoir été devancé pour la victoire.

Au classement général provisoire, l'Allemand précède désormais le Basque de 4 secondes. Martin est pointé à 10 secondes.

Klöden, qui est âgé de 35 ans, a terminé à deux reprises sur le podium du Tour de France (2e en 2004 et en 2006 après le déclassement de Landis).

Vendredi, la cinquième étape se dispute sous la forme d'un contre-la-montre de 27 kilomètres, de Rognes à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).



LE FILM DE LA COURSE (SOURCE ASO)

Klöden, le retour

Les reliefs de l’Ardèche ont rendu leur verdict à Vernoux-en-Vivarais, avec une sélection opérée dans l’ascension menant au col de la Mûre, situé à 9 kilomètres de la ligne. Dans cette montée un groupe de huit coureurs s’est détaché, tous en position d’aller chercher la victoire d’étape et le maillot jaune au bas de la descente. Mais c’est finalement dans les 500 derniers mètres que se sont départagés les prétendants. Aidé dans le final par son coéquipier Janez
Brajkovic, Andreas Klöden a pu battre au sprint le champion olympique Samuel Sanchez. Onze après sa victoire sur Paris-Nice, ce succès d’étape lui permet aussi d’endosser le maillot jaune grâce aux bonifications empochées.


Echappée interdite

Les attaquants du début d’étape sont systématiquement repris par le peloton, dans lequel plusieurs équipes ont des intérêts à défendre. C’est le cas pour la FDJ, qui emmène Rémi Pauriol prendre quelques points supplémentaires au sommet de la côte des Ayats (km 29), ou encore pour Heinrich Haussler, qui soigne sur le sprint de Saint-Chamond (km 38) son avantage au classement par points.


Westra bascule en tête

Le peloton aborde groupé l’ascension vers le col de la Croix de Chabouret, mais les 10 kilomètres de montée sont exploités par quelques favoris comme Jean-Christophe Péraud (Fra -AG2R), Roman Kreuziger (Rtc -AST) et Sylvain Chavanel (Fra -QST), qui suivent l’attaque de Sergio Paulinho (Por RSH) au km 51. Mais c’est en définitive Lieuwe Westra (Hol -VAC) qui distance tous les attaquants et
passe seul en tête au col, avec 35’’ d’avance sur Christophe Le Mével (Fra – GRM), Hubert Dupont (Fra -ALM), David Lopez Garcia (Esp -MOV) et Arnaud Jeannesson (Fra -FDJ). Au km 65, le coureur Néerlandais est rejoint par ses poursuivants, qui ont également accueilli Romain Hardy (Fra BSC).


Fédrigo et Casar se montrent

Les six hommes de tête obtiennent un avantage maximal de 4’10’’ au km 79, puis font ensuite les frais de la vigilance des équipes RadioShack et Rabobank, qui se chargent de mener la poursuite. L’écart fond dans la montée vers le col de Montreynaud, où le groupe se réduit à trois coureurs : Dupont, Lopez Garcia et Westra résistent aux contre-offensives venues de l’arrière (Fédrigo, Casar, Pineau et Bole notamment), et bascule au col avec 35’’ d’avance sur ses premiers poursuivants. La côte de Vernoux-en-Vivarais se révèle ensuite fatale à Lopez Garcia, contraint de laisser Dupont et Westra poursuivre en duo. Mais malgré leur persévérance, ils ne résistent qu’une douzaine de kilomètres de plus, et sont repris peu après le col de Comberon, au km 156.


Un mouvement collectif de la FDJ

Une offensive collective est alors menée par l’équipe FDJ, qui perd Arthur Vichot sur chute dans la descente, mais qui précipite la formation d’un petit groupe en tête de course avec Pierrick Fédrigo, Sandy Casar, Cédric Pineau, Jérémy Roy (FDJ), Yury Trofimov (KAT), Thomas Voeckler (EUC) et Simon Spilak (LAM). Mais à l’entrée dans la dernière ascension, le groupe cède au retour du peloton, où une sélection est lancée par les coureurs d’Astana. Vinokourov et Di Gregorio durcissent le rythme, et sur les deux derniers kilomètres de l’ascension, c’est leur coéquipier Robert Kiserlovski qui se détache avec Matteo Carrara (VAC).


Le bon coup de RadioShack

Dans les 500 derniers mètres de montée, ils sont rejoints par Rein Taaramae (Est -COF) et Xavier Tondo (Esp -MOV), ainsi que Tony Martin (All -THR), Janez Brajkovic (Slo -RSH), Andreas Klöden (All RSH) et Samuel Sanchez (Esp -EUS). Les huit hommes n’ont qu’une vingtaine de secondes d’avance sur le peloton des favoris, qui ne compte plus que 14 coureurs. Après une descente menée à grand train, l’explication finale se joue dans le dernier kilomètre. RadioShack se trouvant en situation de supériorité numérique, Brajkovic se charge de lancer le sprint pour son coéquipier Klöden. L’Allemand résiste dans les 200 derniers mètres au retour de Samuel Sanchez, qu’il bat d’une demi-roue. Avec cette deuxième victoire d’étape sur Paris-Nice, Klöden endosse également le maillot jaune : il a 4’’ d’avance sur son rival espagnol.

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