Après la plus longue étape de la semaine (199,5 km), la 5e étape de Paris-Nice s’est conclue sur un sprint victorieux pour l’Allemand Andre Greipel à Bourg-de-Péage.

Les échappés du jour (Domont, Berhane, Périchon, Calmejane, Zurlo, Di Grégorio) ont résisté aux manœuvres des équipes de sprinteurs jusqu’aux 12 derniers kilomètres, mais c’est bien une explication entre fonceurs qui s’est jouée sur la dernière ligne droite. Spécialiste de l’exercice, Andre Greipel a placé son accélération au meilleur moment pour devancer sur la ligne Arnaud Démare et le champion des Pays-Bas, Dylan Groenewegen. J’ai attendu le plus longtemps possible, a déclaré Greipel qui s’est dégagé en force dans les 50 derniers mètres pour s’imposer nettement. L’Allemand remporte sa deuxième étape sur Paris-Nice, deux ans après son succès à Saint-Amand-Montrond.

L’étape est sans conséquence sur le classement général, avec Julian Alaphilippe en tête, malgré la crevaison du deuxième, Tony Gallopin, dans la dernière heure de course. Les deux coureurs restent séparés par 33 secondes. Mais le profil des prochaines étapes va changer. Le final de la 6e étape propose un mur de 1300 mètres (à 9,8 %) de pente d’arrivée. D’Aubagne (Bouches-du-Rhône) à Fayence (Var), le parcours de 193,5 kilomètres comporte six ascensions. Soit un terrain truffé d’obstacles et favorable aux embuscades dans l’arrière-pays varois.