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Di Grégorio: "Je ne suis pas le nouveau Virenque"

Di Grégorio: "Je ne suis pas le nouveau Virenque"

Dimanche 13 mars 2011 - 12:07

Rémy Di Grégorio, vainqueur de la 7e étape de Paris-Nice, signe le premier succès pour sa nouvelle équipe, Astana, en 2011. Le coureur de 25 ans, présenté comme un grimpeur en devenir à ses débuts, revient sur sa trajectoire.

- Avez-vous douté sur la suite de votre carrière ?
- "Je ne me suis jamais posé trop de questions sur ma carrière mais je me suis remis en question. La facilité aurait été de rester dans la même équipe (FDJ). Maintenant, j'aborde les évènements de façon différente. Le mental a changé. Pour prendre un exemple, je ne pense pas au Tour de France. Je préfère prendre les courses les unes après les autres. En 2009, j'ai perdu une année en me focalisant uniquement sur le Tour."

- Pensiez-vous être capable de gagner dans des conditions aussi difficiles et sur un terrain qui n'est pas celui d'un pur grimpeur ?
- "Je savais que j'en étais capable. Je n'ai pas toujours eu la grande chance dans ma carrière, par exemple dans l'étape de Hautacam du Tour 2008 où j'avais passé la journée devant. Après l'étape de Belleville (mercredi dernier, quand il était membre de l'échappée victorieuse), je n'ai pas très bien dormi. On n'a pas souvent l'occasion sur Paris-Nice. Mais je me suis dit que j'allais tenter de nouveau. Quand je me suis retrouvé devant, je me suis concentré, j'ai pris des risques mesurés. Quand j'ai évité la chute ? je n'ai pas eu peur, c'est surtout la perte de temps qui m'a inquiété. Je savais que j'avais 15 secondes à gérer."

- Comment voyez-vous la suite de votre carrière ?
- "Je ne revendique pas de statut. Je n'ai jamais revendiqué d'être un nouveau Virenque, qui est un sacré coureur pour lequel j'ai beaucoup de respect. Je suis un coureur offensif mais je ne veux pas m'enflammer. Je préfère apprécier cette victoire. J'ai la chance de pouvoir travailler pour de grands leaders dans l'équipe, Alexandre (Vinokourov), Kreuziger. C'est vrai que j'avais perdu un peu la confiance pendant un an, j'ai eu un moment de flottement. Ce qui m'a fait plaisir, c'est qu'on m'ait fait confiance, qu'un grand du peloton (Vinokourov) ait cru en moi."

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