Le coureur cycliste Ezequiel Mosquera a annoncé mardi qu'il fera appel, "si besoin devant le Tribunal arbitral du Sport", de la suspension de deux ans que lui a infligée la Fédération espagnole de cyclisme pour un contrôle antidopage positif sur la Vuelta 2010.
"Nous nous défendrons devant la justice civile et, si besoin, nous irons devant le Tribunal arbitral du Sport" à Lausanne, ont expliqué mardi le coureur cycliste âgé de 35 ans et son avocat Ignacio Arroyo, lors d'une conférence de presse à Teo, près de La Corogne (Galice).
M. Arroyo a précisé qu'il avait déjà déposé un recours devant le Comité espagnol de discipline sportive. "Mais ils ne nous ont pas encore répondu", a-t-il ajouté.
Mosquera s'est vu infliger à la mi-novembre une suspension de deux ans par le comité de compétition de la Fédération espagnole de cyclisme pour un contrôle antidopage positif à l'Hydroxyethyl starch (HES) survenu sur le Tour d'Espagne 2010, que le coureur avait terminé à la deuxième place.
L'HES, un sérum à base d'amidon qui peut servir à masquer une éventuelle prise d'EPO mais également présente dans de nombreux aliments, est une substance considérée comme dopante par le Code mondial antidopage si elle est prise par voie intraveineuse.
Dans le cas de Mosquera, le laboratoire de Cologne qui a procédé aux analyses n'a toutefois retrouvé aucune trace d'EPO.
Après plus d'un an passé à attendre le verdict de la fédération espagnole, sans pouvoir monter sur son vélo alors qu'il avait rejoint les Hollandais de Vacansoleil, le coureur galicien est sorti de son silence mardi.
Mosquera, qui reconnaît une prise d'HES, mais "seulement par voie orale" et non intraveineuse, se considère victime d'une "persécution" de la part des instances sportives.
"Ils ont voulu ma peau. C'est incroyable qu'ils aient le culot de me sanctionner sous prétexte que je ne dis pas d'où provient cette substance".
Selon le Code mondial antidopage, en cas de contrôle positif, c'est au sportif de prouver qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune "faute" ou "négligence". Dans le cas de Mosquera, il faudrait donc qu'il prouve que l'HES est bien arrivé par voie orale et non intraveineuse dans son organisme.



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