Matthew Goss (AUS/HTC), vainqueur: "Je suis super heureux. Je n'imaginais pas gagner, pas même monter sur le podium à côté de coureurs tels que Gilbert et Cancellara. Dans la Cipressa, j'ai essayé de rester à l'avant. Après le Poggio, j'ai dépassé plusieurs coureurs pour revenir dans le groupe. C'est une victoire qui me donne confiance. Je commence à croire que je peux faire de grandes choses. Cavendish? on n'a pas eu beaucoup d'occasions de se parler. Dans les 100 derniers kilomètres, il n'était plus là. J'ai surtout pensé à m'économiser pour le final, je n'avais plus de coéquipier. Quelle émotion! Mais ce n'est pas fini. Maintenant, je vais avoir trois semaines de courses dans le nord, je ne sais pas où mais je veux gagner encore."
Fabian Cancellara (SUI/Leopard), 2e: "Je suis content mais je n'ai pas gagné. J'étais là pour la victoire, l'équipe a très bien couru mais je n'ai pas réussi à concrétiser. J'ai cherché à arriver seul mais j'avais tous les autres dans ma roue. Je crois avoir fait l'un des meilleurs sprints de ma vie mais Goss était très fort. Ce qui m'a manqué? les jambes. Je reviendrai l'an prochain pour tenter de gagner une nouvelle fois."
Philippe Gilbert (BEL/Omega Pharma), 3e: "Je pense avoir fait une belle course. Ma condition était bonne mais je n'ai pas eu de réussite. Je me suis retrouvé seul (sans équipier, ndlr) dans les derniers kilomètres. J'étais très surveillé. Quand je suis sorti derrière Nibali, c'était peut-être un peu trop tôt mais les autres ne bougeaient pas, ils attendaient que je le fasse. Au sprint, Goss était très rapide."
Alessandro Ballan (ITA/BMC), 4e: "Nous avons très bien couru collectivement. Dans la descente du Poggio, Marcato est tombé devant moi, j'ai dû m'arrêter et me relancer, ce qui m'a coûté beaucoup d'énergie. Je me console en pensant que j'ai une très bonne forme. J'irai dans les classiques belges avec confiance."
Filippo Pozzato (ITA/Katusha), 5e: "J'ai payé au prix fort les efforts consentis pour revenir sur Gilbert dans le dernier kilomètre. Je savais ce que je risquais mais c'était la seule façon pour chercher à gagner la Sanremo. Dans la dernière ligne droite, j'ai fait un sprint à l'énergie, je ne pouvais faire plus. J'espérais mieux que cinquième mais je dois reconnaître que, devant moi, il y a des noms prestigieux."
Michele Scarponi (ITA/Lampre), 6e: "J'ai fait mon meilleur Milan-Sanremo mais je n'ai pas bien couru. Je me suis laissé endormir sur la Manie. J'ai engagé la poursuite sur la Cipressa mais j'y ai laissé trop de forces."



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« Pastore vaut 12 millions, pas plus »
Vahid Halilhodzic