Luis-Leon Sanchez s'impose

Cyclisme / Tour de France

Luis-Leon Sanchez s'impose
Déclarations

Kim Kirchen (LUX/Columbia, maillot jaune et 4e de l'étape): "L'équipe a essayé de contrôler la course et je crois qu'elle a bien réussi même si la journée a été dure. L'équipe est forte, elle a bien défendu le maillot malgré le relief très accidenté de l'étape et ça m'a bien mis en confiance. On est très heureux de garder le maillot jaune, c'est grâce à mes coéquipiers si je l'ai un jour de plus. Tout le Luxembourg doit être heureux que je porte le maillot jaune mais chez les CSC c'est différent, ils ont essayé de faire souffrir mon équipe. (A propos des attaques de la CSC et de sa relation avec les frères Schleck) Ce n'est un secret pour personne que les frères Schleck et moi n'avons pas la même façon de penser et que c'est du chacun pour soi. Ils (les CSC) ne nous ont pas fait de cadeau et ils nous ont rendu la course très dure. (A propos de son premier jour en maillot jaune) Je suis resté très très calme, j'avais de bonnes jambes, j'ai beaucoup de confiance et j'espère que ça va continuer."

Luis Leon Sanchez (ESP/Caisse d'épargne, vainqueur de l'étape): "J'ai dédié la victoire à mon frère, qui est décédé il y a près de trois ans dans un accident de quad. Il faisait du vélo avec moi. Notre équipe ne visait pas la victoire d'étape, elle vise le Tour de France, c'est différent. Ce sont les circonstances de course qui ont fait que je me suis retrouvé dans l'échappée mais ce n'est pas après ça qu'on court. On veut gagner le Tour. Moi je suis un équipier, au service de Valverde et Pereiro, et j'apprends beaucoup à leurs côtés. Peut-être que dans trois-quatre ans je disputerai le Tour avec le classement général comme objectif mais pas avant. J'ai encore des progrès à faire en montagne."

Sylvain Chavanel (FRA/Cofidis), 121e de l'étape: "ça roulait vraiment très vite avec des bordures. Je n'avais pas trop récupéré de mes efforts de la veille, ça tournait +carré+. Alors je me suis trouvé un petit groupe pour finir tranquille. Je vais récupérer demain (Figeac-Toulouse) et peut-être que plus tard je pourrais refaire des rallyes devant. Je n'ai pas du tout pris un coup au moral, le Tour est long (sourires)."

Jérôme Pineau (FRA/Bouygues Telecom), 44e de l'étape: "La dernière bosse a fait exploser le peloton, elle était vraiment dure après une journée déjà difficile où ça a roulé très vite. Je ne suis pas devant devant (33 sec de retard sur le vainqueur) mais les jambes sont là. Pour moi, la journée s'est bien passée malgré tout. Columbia a bien contrôlé, ils ne voulaient faire sortir personne, c'était impressionnant. Kirchen peut encore garder le maillot jaune avant la haute montagne, en ce moment c'est lui le plus fort du peloton."

David Moncoutié (FRA/Cofidis), 129e de l'étape: "C'était une étape très dure, avec des coups de bordures. Je m'attendais à ce que ça bataille pour prendre l'échappée mais pas à ce que le peloton casse comme ça. Je ne me suis pas réservé pour demain, où le Tour passe chez moi, c'est simplement que je n'avais pas les jambes pour prendre l'échappée, j'ai quand même essayé mais sans succès. Avec tout le temps perdu, il me sera peut-être plus facile de prendre les bons coups dans les prochaines étapes."

Nicolas Portal (FRA/Caisse d'épargne), équipier du vainqueur d'étape: "C'est un plaisir de rouler pour une équipe aussi forte et qui est reconnaissante de ton travail d'équipier. On a été devant tout le temps. Arnaud (Coyot) et moi on apprend beaucoup avec eux. Demain, l'étape va peut-être être cassante au début, comme aujourd'hui, mais la fin va être plus facile. Je vous rassure à propos de Valverde, il va très bien, il bouchait même des trous et on lui a dit de se préserver ! C'était un final pour Sanchez, il y est allé en costaud."

Stefan Schumacher (GER/Gerolsteiner), 2e de l'étape: "C'était intéressant d'attaquer dans le final. J'espérais une faiblesse de Kim (Kirchen) mais je n'ai pas pu le lâcher. J'ai connu une journée noire hier (jeudi), je veux oublier ces derniers kilomètres. Aujourd'hui, c'était une étape fatigante, on y a laissé des forces. Mais le Tour est long, il y aura encore d'autres occasions."

Filippo Pozzato (ITA/Liquigas), 3e de l'étape: "Je regrette de ne pas avoir gagné l'étape. Surtout après le travail de Nibali qui a fait une belle échappée. Le bon point, c'est que j'ai réussi à rester devant, dans le groupe des meilleurs. Je suis arrivé plus maigre sur le Tour et j'ai pu en constater les effets aujourd'hui. Je sens la différence. Bravo à la Caisse d'Epargne qui a très bien joué le coup."

Cadel Evans (AUS/Silence), 12e de l'étape: "Il y a eu de l'action. Beaucoup plus que ce qui était prévu. Jusque là tout va bien mais je pensais que ça serait un peu plus relax aujourd'hui. Avec le vent de côté et les cassures partout, ça n'a pas arrêté. Dans la cassure, j'étais devant, heureusement, mais les CSC étaient en grand nombre pour rouler. Je ne sais pas pourquoi mais ils ne l'ont pas fait, d'autres ne voulaient pas coopérer ou quelque chose comme ça. Heureusement que j'étais devant dans la cassure parce que le Tour aurait pu être fini pour moi à cette heure. L'équipe a bien assuré, Popovych était avec moi dans le final. C'était une étape intense, physiquement et mentalement."

Andy Shleck (LUX/CSC), 10e de l'étape: "Si Caisse d'épargne avait roulé avec nous (dans la cassure) et d'autres aussi on aurait pu aller au bout et cela aurait été un beau final. Mais les Caisse d'épargne n'ont pas voulu bouger, ils voulaient attendre mais après c'était trop tard, le peloton est revenu."

David de la Fuente (ESP/Saunier Duval), maillot à pois: "J'espère garder le maillot à pois le plus longtemps possible et même essayer d'aller jusqu'à Paris mais je pense que ça sera difficile. Une fois passée la dernière côte en tête, la course était finie pour moi, j'avais fait ce qu'il fallait."

Sandy Casar (FRA/Française des jeux), 36e de l'étape: "Cela a été rapide toute la journée, je me suis retrouvé dans le deuxième groupe avec Cunego parce qu'il était tombé et qu'il y avait eu des bordures. On n'a même pas eu le temps d'aller chercher des bidons à l'arrière par peur de prendre les cassures. C'était très rapide, je m'attendais pas à une course comme ça mais plus à une course d'attente. Là, le Tour est vraiment lancé. Mon objectif, c'est vraiment la victoire d'étape, pour le classement général, j'ai perdu trop de temps dans les premiers jours en Bretagne. (Cadel) Evans me fait forte impression, il limite bien les dégâts dans les endroits où il n'est pas spécialement le plus fort."

Luis-Leon Sanchez s'impose

Vendredi 11 juillet 2008 - 17:18

L'Espagnol Luis-Leon Sanchez (Caisse d'Epargne) a remporté la 7e étape entre Brioude et Aurillac (159 km) en prenant quelques longueurs d'avance à l'arrivée sur le groupe des hommes forts. Kim Kirchen conserve son maillot jaune devant Stefan Schumacher. La course a été terrible pour de nombreux coureurs dont Christophe Moreau, contraint à l'abandon.

Voir le fil de la course

L'Espagnol Luis Leon Sanchez (Caisse d'Epargne) a remporté la 7e étape du Tour de France, courue vendredi entre Brioude et Aurillac, où le Luxembourgeois Kim Kirchen (Columbia) a gardé le maillot jaune de leader.

Sanchez, qui s'est dégagé dans le final, a précédé de 6 secondes un premier groupe réglé par l'Allemand Stefan Schumacher devant l'Italien Filippo Pozzato.

Kirchen a pris la quatrième place, devant l'Espagnol Alejandro Valverde, de cette étape de moyenne montagne (159 km) qui a coûté une trentaine de secondes à l'un des favoris, l'Italien Damiano Cunego.

Sur un parcours traversant le Massif Central, la course, très animée, s'est brutalement accélérée après une soixantaine de kilomètres à la suite de la chute de plusieurs coureurs, parmi lesquels Cunego.

Le peloton s'est alors cassé en plusieurs parties sous l'effet d'un fort vent de côté et les coureurs de l'équipe CSC ont encore haussé le rythme sur une trentaine de kilomètres.

Par la suite, une échappée de quatre coureurs, Luis Leon Sanchez et ses compatriotes Josep Jufre et David de la Fuente, ainsi que l'Italien Vincenzo Nibali, a pris corps à une soixantaine de kilomètres de l'arrivée, au pied de l'ascension du col d'Entremont.

Le quatuor, toujours en tête dans le Pas-de-Peyrol, autre col de deuxième catégorie, a été repris dans la dernière côte, à moins de 10 kilomètres de l'arrivée, où Cunego a lâché prise dans le premier peloton.

Champion d'Espagne du contre-la-montre, Luis Leon Sanchez a signé son premier succès d'étape dans le Tour. Agé de 24 ans, le natif de Murcie a notamment enlevé deux étapes de Paris-Nice depuis ses débuts en 2004.

Dans cette étape, rendue plus difficile par les conditions météo (brouillard), l'ancien champion de France Christophe Moreau, qui souffrait apparemment de douleurs dorsales, a abandonné au ravitaillement (Km 85). Quelques minutes plus tôt, le Français Lilian Jégou avait dû renoncer après avoir percuté un arbre.

Le Français John Gadret et l'Italien Mauro Facci ont eux aussi abandonné.

Samedi, la course rejoint Toulouse, terme de la 8e étape longue de 172,5 kilomètres à partir de Figeac.

Classement de la 7e étape

  • 1.
     SANCHEZ Luis-Leon
    CAISSE D’EPARGNE
    3h52'53"
  • 2.
     SCHUMACHER Stefan
    GEROLSTEINER
    +00'06"
  • 3.
     POZZATO Filippo
    LIQUIGAS
    +00'06"
  • 4.
     KIRCHEN Kim
    TEAM COLUMBIA
    +00'06"
  • 5.
     VALVERDE Alejandro
    CAISSE D’EPARGNE
    +00'06"
  • 6.
     PEREIRO SIO Oscar
    CAISSE D’EPARGNE
    +00'06"
  • 7.
     SANCHEZ Samuel
    EUSKALTEL
    +00'06"
  • 8.
     JUFRE POU Josep
    SAUNIER DUVAL
    +00'06"
  • 9.
     VANDEVELDE Christian
    GARMIN
    +00'06"
  • 10.
     SCHLECK Andy
    CSC
    +00'06"

Réagissez à cet article

Buzz sport

Transferts Foot

Fil infos sport

Vos articles préférés

Chiffre du jour

Phrase du jour