Le Tour de France insiste sur l'importance du critère sportif que doit prendre en compte le futur World Tour. "Pour le Tour, il est essentiel que les équipes sélectionnées gagnent le droit de participation, l'acquièrent sur le plan sportif, une fois que les autres critères, notamment éthique, ont été traités", estime Yann Le Moenner, directeur général d'ASO, la société organisatrice du Tour.
Yann Le Moenner a rappelé que le Tour collaborait depuis deux ans, dans le cadre du protocole conclu en 2008 avec l'UCI, afin que soit élaboré "un système ouvert, basé sur le sport".
ASO (Amaury Sport Organisation), qui est propriétaire à 49% de la Vuelta, organise, en plus du Tour de France, plusieurs grandes épreuves figurant dans le calendrier du World Tour et notamment Paris-Nice, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Dauphiné.
Dès le début de la saison 2011, "l'ensemble des plus grandes courses du monde, qui forment dorénavant l'"UCI World Tour" seront soumises aux mêmes règles de participation", annonce l'Union cycliste internationale (UCI). Ces règles mentionnent que les équipes dites "UCI ProTeams" (les actuelles équipes du ProTour), "dont le nombre sera limité à 18, auront le droit et l'obligation de participer à toutes les épreuves de l'UCI World Tour".
"Les organisateurs pourront inviter pour les places restantes les équipes continentales professionnelles (l'équivalent de la 2e division) de leur choix", précise l'UCI. Pour prendre l'exemple du Tour de France, ses organisateurs auront ainsi un maximum de quatre cartes d'invitation à distribuer.
Le ProTour, mis en place par l'UCI en 2005, avait été rejeté par les grands organisateurs, notamment ASO (Tour de France), qui refusait notamment le principe de l'accès automatique à ses épreuves pour les équipes sous label ProTour.


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