Il n'y a rien à dire. Lance Armstrong est le plus fort cette année sur le Tour de France, comme il l'était déjà en 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999. Le contre-la-montre de L'Alpe d'Huez a clarifié les choses au classement général avec Armstrong devant Basso, à 3'48", et Kloden, à 5'03".
Le voici enfin ce fameux contre-la-montre de L'Alpe d'Huez. Après avoir vu sur pièce le résultat de cette première, force est de constater que cette étape était une fausse bonne idée et qu'elle s'est transformée en vraie déception. Explications. Il y a d'abord la surenchère médiatique autour de l'événement. 800.000 spectateurs étaient annoncés sur les pentes de L'Alpe d'Huez, puis un million ! La foule était évidemment nombreuse, mais certainement pas dans ces proportions. Ce qui est sûr en revanche, c'est que les imbéciles qui ont craché sur Lance Armstrong (US Postal) ou qui lui ont tapé sur le dos à son passage étaient bien présents...
Au final, l'intérêt de l'exercice apparaît douteux. Les 21 lacets de la montée vers la station iséroise sont certes plaisants à voir, mais le charme de L'Alpe d'Huez réside également dans les précédents cols (Col du Télégraphe, Col du Galibier, Col de la Madeleine ou le Col du Glandon) que le peloton escalade auparavant. A cet égard, l'étape de demain entre le Bourg-d'Oisans et Le Grand Bornand (204,5 km) est moins médiatique mais autrement plus spectaculaire avec l'ascension du Glandon justement, de la Madeleine, de la Forclaz et de la Croix Frix. D'ailleurs, les coureurs ont-ils joué le jeu de ce contre-la-montre ? En ce qui concerne Lance Armstrong et Jan Ullrich (T-Mobile) le doute ne paraît pas permis. Mais tous n'ont pas donné l'impression de faire de cette 16e étape un objectif prioritaire.
Peu importe, la domination d'Armstrong est telle, que le scénario était écrit d'avance. L'Américain, qui a reconnu cette étape avec une minutie presque maladive, impose encore et toujours sa loi. Pour la quatrième fois depuis le départ de Liège, la troisième fois sur les quatre dernières étapes, il termine devant tout le monde. Ullrich ne baisse pas pavillon, mais l'Allemand doit reconnaître que son adversaire est tout simplement plus fort. En 15,5 km de montée, il a perdu 1'01". Son coéquipier, Andreas Kloden, termine à la troisième place avec 1'41" de retard sur le quintuple vainqueur du Tour de France. Quant à Ivan Basso (CSC), il a pu voir filer la machine américaine qui l'a rattrapé peu avant l'arrivée. L'Italien abandonnant au passage 2'22". Seul coureur à boucler le parcours en moins de 40 minutes (39'41" à 23,44 km/h de moyenne), Armstrong ne bat pour autant le record de Marco Pantani (37'50").
L'Américain est désormais définitivement assuré d'un sixième sacre sur la Grande Boucle. Au classement général, à quatre jours de l'arrivée, il totalise 3'48" d'avance sur Basso, 5'03" sur Kloden et 7'55" sur Ullrich.







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