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La décision de relaxer Jeannie Longo de toute procédure disciplinaire "fait justice" à la plus grande championne cycliste de l'histoire, a déclaré mardi son avocat Bruno Ravaz à l'AFP. "Nous sommes très très contents. C'est une décision qui fait justice à Jeannie Longo", a souligné l'avocat pour qui "Jeannie Longo ne remettait pas en cause l'importance et l'intérêt de la lutte contre le dopage, mais voulait défendre le droit des athlètes d'être traités équitablement, convenablement dans le respect des procédures". Comme il l'avait plaidé lors de l'audience début novembre, la commission disciplinaire de la Fédération française de cyclisme (FFC) a jugé que la coureuse de 53 ans n'avait pas enfreint les règles antidopage en matière de localisation, puisqu'elle n'était plus tenue de s'y plier au moment des faits pointés par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). "L'AFLD a un pouvoir hors norme, qui lui a été conféré par décret, celui de fixer elle-même les procédures qui sont applicables aux athlètes et qui astreignent les athlètes à des obligations juridiques qui sont écrasantes", a estimé Me Ravaz. "A travers son cas, il est apparu que l'AFLD ne respectait même pas les procédures qu'elle a édictées". La coureuse a déjà porté plainte au pénal contre l'AFLD pour non respect du secret professionnel après que l'affaire avait fuité dans L'Equipe au mois de septembre. "C'était son droit de n'être pas connue pour ses faits là qui portent atteinte à son image", a raconté l'avocat. "Jeannie Longo a souffert, c'est tombé à une période de sa vie où elle n'était peut-être pas amène à faire face en toute sérénité à ce genre d'accusation". Son père, malade, est décédé depuis.
Relaxée par la Fédération française de cyclisme, Jeannie Longo a remporté son bras de fer face à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), dont des manquements dans son information des sportifs ont été pointés du doigts. Sur le fond, c'est la mise en oeuvre du principe de localisation dans son ensemble qui est remis en cause. La doyenne du cyclisme français va plus loin et poursuit désormais l'AFLD en Justice !
Jeannie Longo a obtenu gain de cause mardi face à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) qui l'avait accusée d'avoir violé un règlement antidopage alors que la plus grande championne de l'histoire du cyclisme n'était pas tenue légalement de s'y plier. La commission de discipline de la Fédération française de cyclisme (FFC) a décidé de "relaxer de toute poursuite disciplinaire" la coureuse vedette de 53 ans, à laquelle l'AFLD reprochait trois manquements à ses obligations de localisation.
Jeannie Longo avait bien été placée en 2008 sur la liste des athlètes de haut niveau français devant fournir régulièrement leur agenda des trois prochains mois - en précisant un lieu et une heure par jour - afin de faciliter la tenue des contrôles inopinés. Mais depuis, l'AFLD n'avait pas pris soin d'avertir la championne aux treize titres mondiaux qu'elle appartenait toujours à ce "groupe-cible". Or, suite à une modification de règlement en avril 2010, l'appartenance à ce groupe n'est plus automatiquement reconduite, sauf avis contraire, mais valable une année seulement.
Comme l'avait plaidé son avocat lors de l'audience début novembre, la FFC a donc estimé que les faits postérieurs à avril 2011 étaient "nuls et non avenus", pointant plus particulièrement le contrôle manqué qui lui a été reproché le 30 juin 2011. "L'infraction aux dispositions relatives aux obligations de localisation n'étant pas constituée (3 manquements sur une période de 18 mois), la commission nationale de discipline a donc constaté quaucune violation des règles antidopage ne saurait être retenue à l'encontre de Mme Jeannie Longo-Ciprelli", a précisé la FFC dans un communiqué.



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