Servais Knaven a déjoué le jeu des sprinters. Le Néerlandais, échappé avec 9 autres coureurs depuis le kilomètre 0, devance sur la ligne d'arrivée Bossoni et Mengin, à 17".
Le coureur de la Quick Step a joué un bien mauvais tour à ses collègues sprinters. Très prisée par les adeptes des 500 derniers mètres, l'étape de Bordeaux leur est traditionnellement réservée. Mais cette année, tous les pronostics ont été déjoués. Après moins d'un kilomètre de course, un groupe de dix coureurs s'est échappé pour ne plus jamais être rejoint. Trois Néerlandais (Bram De Groot, Servais Knaven, Leon Van Bon), deux Français (Médéric Clain, Christophe Mengin), deux Italiens (Paolo Bossoni, Salvatore Commesso), un Autrichien (Peter Luttenberger), un Colombien (Ivan Parra) et un Espagnol (Vicente Garcia Acosta) ont formé ce groupe. Leur avance a atteint un plafond de 16 min 11 sec (Km 68) avant que la poursuite engagée par plusieurs équipes ramène l'écart sous les dix minutes. Knaven, vainqueur de Paris-Roubaix en 2001, a gagné détaché après avoir faussé compagnie à 18 km de l'arrivée à ses compagnons. L'Italien Paolo Bossoni a pris la deuxième place au sprint devant le Français Christophe Mengin. Le sprint du peloton a été remporté huit minutes plus tard par l'Australien Robbie McEwen devant l'Allemand Erik Zabel et l'Australien Baden Cooke, porteur du maillot vert. Au classement par points, McEwen se rapproche de son compatriote Baden Cooke qui conserve toutefois le maillot vert.
Cette journée de transition a laissé la hiérarchie en l'état. L'écart entre les deux premiers, l'Américain Lance Armstrong (US Postal) et l'Allemand Jan Ullrich, est resté stable (1 min 07 sec), à trois jours de l'arrivée à Paris. Vendredi, la 18e étape, Bordeaux-Saint-Maixent (203,5 km), s'annonce elle aussi comme une course de liaison avant l'ultime duel Armstrong-Ullrich, samedi, sur les 49 km du contre-la-montre individuel Pornic-Nantes.




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