Pourquoi les Britanniques dominent-ils le vélo ?

Cyclisme / JO 2012

Pourquoi les Britanniques dominent-ils le vélo ?

Pourquoi les Britanniques dominent-ils le vélo ?

Samedi 4 août 2012 - 17:42

Partie pour réaliser une razzia inégalée sur la piste du vélodrome olympique des JO de Londres, le cyclisme britannique a bâti sa réussite sur des moyens quasi-illimités et une recherche permanente de l'innovation au service d'une stratégie de la performance.

DES MOYENS QUASI-ILLIMITES


Depuis quinze ans, le cyclisme britannique a progressé pour obtenir des moyens de plus en plus conséquents. L'argent (les fonds alimentés principalement par la loterie) a afflué au fur et à mesure que les résultats olympiques grimpaient en flèche. D'un titre sur la piste aux JO de Sydney 2000, les Britanniques sont passés à deux à Athènes puis à... sept à Pékin. En attendant très probablement de battre leur record à Londres.

Le budget de la préparation? Les chiffres varient dès lors que le travail entrepris pour la piste peut profiter à l'équipe Sky, dominatrice dans le dernier Tour de France (Wiggins 1er, Froome 2e). Et inversement. Sur la route, le budget Sky dépasserait les 14 millions d'euros. Au moins.

A la tête des deux groupes, un même homme, Dave Brailsford, qui pilote les deux projets avec une égale réussite. Un génie de l'organisation, admire un observateur qui insiste aussi sur le sens psychologique du chef de l'équipe britannique. Brailsford a réintégré l'an passé le mari de Victoria Pendleton (l'Australien Scott Gardner) dans le groupe d'encadrement, après l'en avoir exclu après les JO de Pékin. Loin de son niveau durant l'olympiade, Pendleton est redevenue cette année conquérante.

UNE STRATEGIE CLAIRE


Les Jeux, rien que les Jeux. La Grande-Bretagne ne s'intéresse vraiment qu'aux épreuves figurant au programme olympique. Quitte à n'engager parfois aucun représentant dans les autres épreuves des Championnats du monde. Le plan des Britanniques est construit sur quatre ans. A la différence des autres pays, ils prennent les Mondiaux annuels pour de simples étapes, sans faire de la quête de médailles une obsession. "A Melbourne, les Australiens et les Allemands ont sorti leurs innovations pour les valider en compétition. Nous, ce sera à Londres", déclarait Brailsford au bimestriel spécialisé La France cycliste après les Mondiaux australiens. Les autres pays sont-ils prêts à faire de même, à sacrifier les rendez-vous intermédiaires? Il faudrait pour cela une révolution des mentalités.

LA RECHERCHE DE L'INNOVATION


Dans tous les secteurs, les Britanniques ont recruté (et gardé) les spécialistes parmi les meilleurs. Physiologistes, nutritionnistes, biomécaniciens, aérodynamiciens, psychologues... La liste est longue des métiers qui entourent la performance, dotée de moyens supérieurs. Quand les Français passent une journée en soufflerie, les Britanniques ont la possibilité de multiplier les essais (à Woking, dans l'installation de l'écurie de F1 McLaren et à Southampton).

Interrogée par l'AFP, la DTN du cyclisme français, Isabelle Gautheron, a évoqué "une maîtrise supérieure des méthodes d'entraînement". Avec, de surcroît, une récupération ultra-rapide des athlètes, qui sont installés comme les autres équipes au vu de tous, au centre de l'anneau du vélodrome.

Tous les éléments matériel (vélo prototype, roues ultra-performantes, casque, textile) sont étudiés pour servir au mieux le coureur, au centre du dispositif. Les entraîneurs, de différentes nationalités, disposent aussi et surtout d'une banque de données qui leur procure une avance considérable. Au moins une olympiade, à en juger par les "chronos".

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