Les cinq journalistes du quotidien L'Equipe et de l'hebdomadaire Le Point poursuivis pour "recel de violation du secret de l'instruction" dans l'affaire de l'équipe cycliste Cofidis ont été relaxés mardi par le tribunal correctionnel de Nanterre. La 14e chambre du tribunal a estimé qu'il n'y avait pas de preuve d'une détention matérielle des procès-verbaux par les journalistes de L'Equipe et du Point, et qu'il n'était pas possible de les condamner sur la base de simples soupçons.
Le tribunal ne s'est en revanche pas prononcé sur le fait de savoir si la qualification de "recel" est incompatible avec l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme et la liberté d'informer, comme l'avaient soutenu les avocats des journalistes lors de l'examen de l'affaire.
Les cinq journalistes - trois du Point et deux de L'Equipe - avaient été mis en examen en octobre 2006 pour "recel de violation du secret de l'instruction" dans l'affaire de trafic présumé de produits dopants au sein de l'équipe cycliste Cofidis. Ces poursuites faisaient suite à un article du Point paru le 22 janvier 2004, dans lequel était publiée l'intégralité des transcriptions d'écoutes téléphoniques de coureurs et soigneurs de Cofidis, puis à la publication dans L'Equipe, le 9 avril 2004, de larges extraits des procès-verbaux d'audition de plusieurs coureurs de Cofidis.



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