Cofidis décide de se retirer en 2009 du ProTour, le circuit de l'élite monté par l'Union cycliste internationale (UCI). La société française de crédit par téléphone, qui parraine son équipe cycliste depuis 1997, préfère se tourner vers l'échelon Continental Pro, l'équivalent de la deuxième division pour les équipes.
Ce statut permet en effet "à la marque de concentrer sa présence sur toutes les grandes épreuves françaises et sur celles qui contribuent à sa notoriété dans les pays européens où elle est implantée", a déclaré
Cofidis dont l'équipe est dirigée par Eric Boyer, l'actuel président de l'association
internationale des équipes (AIGCP) qui fait lui-même l'objet d'une procédure disciplinaire de la part de l'UCI.
"Les courses prévues au calendrier qui se déroulent sur les autres continents ne représentent donc pas d'intérêt pour la société de crédit à la consommation qui, si elle a fait beaucoup pour la discipline qu'elle sponsorise, poursuit aussi des objectifs commerciaux. (...) Aujourd'hui, la licence
ProTour nécessite de gros investissements qui ne sont pas toujours rentables puisqu'elle conduit de plus en plus l'équipe Cofidis dans des pays dans lesquels l'entreprise n'est pas implantée", a expliqué le parraineur.
L'équipe française, membre du ProTour depuis la mise en place du circuit en 2005, est la première formation à renoncer, par choix volontaire, au renouvellement de sa licence.
Le système du ProTour est contesté depuis sa création par les organisateurs des grands tours (ASO pour la France, RCS pour le Giro, Unipublic pour la Vuelta), qui ont retiré leurs épreuves de ce circuit. Pour la première fois cette année, plusieurs courses importantes, notamment le
Tour de France, sont organisées hors de l'UCI laquelle accuse
ASO de vouloir monter une ligue privée.