Giorgia Bronzini en or
Samedi 2 octobre 2010 - 11:10
L'Italienne Giorgia Bronzini a remporté samedi le titre de championne du monde de cyclisme sur route, devant la Néerlandaise Marianne Vos et la Suédoise Emma Johansson, sur le circuit australien de Geelong. Jeannie Longo s'est classée 12e.
Giorgia Bronzini s'est imposée au sprint, dans les derniers mètres de la ligne droite finale en faux-plat montant.
L'Italienne de 27 ans, également spécialiste de la piste, avait obtenu la médaille de bronze aux championnat du monde sur route en 2007.
L'Allemande Judith Arndt et la Britannique Nicole Cooke, parties à l'avant à 6 kilomètres de l'arrivée, ont été reprises à moins de 150 mètres de la ligne. Vos, championne du monde en 2006, a décroché sa quatrième médaille d'argent en quatre ans.
Bronzini a succédé au palmarès à une autre Italienne, Tatiana Guderzo. L'Italie a remporté trois des quatre derniers titres mondiaux de la course dames.
Jeannie Longo, première Française classée, a pris a 12e place.
REACTIONS
Giorgia Bronzini (ITA), vainqueur: "J'ai fait une course d'attente mais pour moi, c'était dur de garder ma place dans le premier peloton. Bien qu'étant en forme, je n'étais pas certaine de pouvoir tenir sur ce circuit. D'ailleurs, si la course avait été dure d'entrée, je me serais mise au service de l'équipe. Je me suis accrochée, je me suis dit dans le dernier tour que c'était ma chance. J'ai dit aux filles, à Noemi (Cantele) et Tatiana (Guderzo), d'essayer de partir et, si elles n'y parvenaient pas, de travailler pour moi dans le sprint. Je me suis retrouvée dans la roue de Marianne (Vos), je savais que j'avais la possibilité de la déborder."
Marianne Vos (NED), 2e: "Dans le final, j'avais de bonnes sensations. Mais il m'a fallu faire un choix dans le sprint. Ou bien je lançais de loin et je prenais le risque de perdre la médaille d'or, ou bien j'attendais et Cooke et Arndt pouvaient très bien aller au bout. Je savais que Giorgia (Bronzini) était rapide et j'avais vu les Italiennes la remonter pour le sprint. L'an prochain, je reviendrai."
Emma Johansson (SWE), 3e: "Sur le coup, j'ai pensé que Marianne (Vos) avait dévié de sa ligne dans le sprint. Mais, ensuite, j'ai vu les images et j'ai compris que ce n'était pas le cas. Ce sont les barrières qui revenaient un peu vers l'intérieur de la route. J'ai même heurté avec le casque quelqu'un qui était au bord. J'espère qu'il n'a rien..."
Jeannie Longo (FRA, 12e): "J'ai fait un contre-la-montre tout au long. J'ai bouché des trous, j'ai fait les montées au train. Je voulais tenter de sortir, de +miner+, dès que la jonction serait faite avec les attaquantes. Mais je n'ai pas pu le faire. Au sprint, je me suis fait enfermer aux 200 mètres. Et comme je ne suis pas du genre à mettre les coudes... Je pouvais peut-être faire dans les 4 ou 5 (premières). Pendant la course, j'ai tout fait derrière avec Arndt. Douzième et première française, ce n'est pas l'objectif. Mais douzième, c'est correct. J'ai fait quand même une belle semaine."
Edwige Pitel (FRA, 18e): "C'était impossible de partir. J'y ai cru un moment quand j'ai vu l'Américaine (Curi Mattis) s'échapper. C'est une fille qui n'est pas très connue mais qui a l'habitude de ce genre d'échappées. Après, j'ai essayé de partir en contre-attaque derrière elle mais ça a réagi. J'ai attendu que la sélection se fasse par l'arrière. Les Néerlandaises couraient pour Vos, les Italiennes pour Bronzini. J'ai bien pensé sortir au kilomètre mais ça roulait trop vite. Je suis contente d'avoir été au contact des meilleures. Ce qui me donne d'autant plus des regrets de ne pas avoir pu disputer le contre-la-montre. Après le chrono des Herbiers, que j'ai à coeur de courir, je vais laisser passer l'hiver. On verra ensuite si je repars ou pas."
