Baugé dos au mur

Cyclisme / Actualités

Baugé dos au mur

Mardi 7 février 2012 - 9:50

En retard dans sa préparation, Grégory Baugé se retrouve dos au mur s'il veut décrocher sa sélection en vitesse individuelle pour les JO et devenir champion olympique l'été prochain à Londres.

Une opération reconstruction, à engager au plus vite, semble indispensable pour que la perle du sprint français, vainqueur des trois derniers Championnats du monde de vitesse, ne voie pas son grand objectif (l'or aux JO) risquer de s'évanouir. Son retour à la compétition, dimanche aux Prémondiaux de Bordeaux, n'a rien montré d'encourageant. Le bilan (7e temps et élimination dès le premier tour de la vitesse, 6e du keirin) est tout sauf concluant.

"Ca ne me met pas le doute dans la tête", a déclaré le champion français, qui est accablé depuis plusieurs mois par toutes sortes de problèmes (décès familiaux, douleurs tendineuses, tracas liés à son affaire). Il a surtout invoqué à Bordeaux les conditions météo, sans conteste défavorables (11 degrés dans le vélodrome !) mais valables pour tous, et a reporté à Londres, dans deux semaines, le vrai rendez-vous pour sa rentrée internationale (Coupe du monde). Son entraîneur Florian Rousseau, le dernier avant lui à avoir conquis trois trois titres mondiaux en trois ans dans la discipline-reine (1996 à 1998), s'est limité à un constat : "Sa condition est très moyenne. Ici, on a eu un vrai aperçu de son niveau physique et psychologique."

Car Baugé (27 ans) est apparu surtout vulnérable, dans l'incapacité actuellement de rivaliser avec ses adversaires nationaux. Comme s'il n'était pas remis de l'affaire qui lui a coûté ses deux titres mondiaux de 2011, en individuel et par équipe. Comme s'il refusait l'évidence de cette perte imposée par l'Union cycliste internationale (UCI) en conséquence de sa suspension rétroactive.

"Je suis toujours le champion du monde, même s'il n'y en a pas beaucoup qui le pensent", a-t-il affirmé, en homme indigné par ce qu'il estime être un coup bas, une injustice. Sauf que l'énergie dépensée sur ce front pourrait lui manquer dans l'investissement total qu'exige l'approche olympique.

A Bordeaux, les avis ont divergé partiellement. Kévin Sireau, son rival pour l'obtention du billet olympique pour la vitesse individuelle, a rappelé, sans citer le nom de son adversaire, que l'échéance des Mondiaux de Melbourne était encore distante de deux mois, "pour remonter la pente".

Réagissez à cet article

Buzz sport

Transferts Foot

Fil infos sport

Vos articles préférés

Chiffre du jour

Phrase du jour