L'Américain Lance Armstrong s'est voulu rassurant sur l'avenir de son équipe malgré les problèmes financiers rencontrés par Astana, formation financée par des capitaux kazakhs.
Johan Bruyneel, le manager belge de l'équipe, s'est situé sur la même ligne à l'occasion de la présentation du Giro à Venise tout en confirmant les premières informations selon lesquelles les derniers salaires n'ont pas été versés. "On veut trouver une solution d'ici la fin du Giro", a estimé le manager belge. "On espère que nos sponsors (actuels) pourront résoudre le problème. Sinon, on trouvera une autre solution".
"L'équipe est très optimiste", a déclaré pour sa part
Lance Armstrong, lequel touche un salaire symbolique pour son retour à la compétition après trois ans d'arrêt. "Il y a un bon esprit quand on en parle le soir à l'hôtel entre nous".
Le coureur américain est revenu sur son idée de monter sa propre équipe, annoncée en début de semaine. Il a évoqué l'hypothèse d'un consortium afin de réunir des capitaux suffisants pour "avoir la meilleure équipe du monde".
Sur le court terme et le risque de perdre la licence
ProTour octroyée à Astana, Armstrong est resté évasif: "Je ne connais pas exactement les règles pour la licence ProTour." Avant de répéter: "Nous trouverons une solution."
Astana, qui compte notamment dans ses rangs l'Espagnol
Alberto Contador, l'Américain
Levi Leipheimer et l'Allemand
Andreas Klöden, doit faire face à des difficultés financières du fait que plusieurs partenaires n'ont pas honoré leur engagement. Selon des médias nationaux au Kazakhstan, le vice-président de la fédération kazakh, Nikolai Proskurin, se serait montré pessimiste sur l'avenir de l'équipe sous sa forme actuelle. L'Union cycliste internationale (UCI) a confirmé jeudi avoir envoyé une lettre au ministre des Sports du Kazakhstan sur ce problème. Le président de l'UCI, l'Irlandais
Pat McQuaid, doit se rendre au Kazakhstan à la fin de la semaine prochaine à l'occasion d'un déplacement qui était prévu de longue date, a souligné la fédération internationale.
Astana, le nom de la capitale du Kazakhstan, est apparue dans le peloton en juin 2006, à l'initiative d'Alexandre Vinokourov, le coureur emblématique de ce pays d'Asie centrale grand comme cinq fois la France. L'équipe qui a succédé à la formation
Liberty Seguros après le retrait de ce sponsor suite à l'affaire de dopage Puerto, a vécu une autre tempête en juillet 2007 quand elle a quitté le
Tour de France après le contrôle positif de Vinokourov.
Fin 2007, Bruyneel a pris la place du manager suisse
Marc Biver et a remodelé un groupe autour de Contador. Avant qu'Armstrong revienne sur la scène à la fin de l'été dernier.