Le coureur belge
Frank Vandenbroucke envisage d'attaquer en justice, dès cette semaine, l'Union cycliste internationale (UCI), qui lui a interdit de disputer les courses du calendrier ProTour, a annoncé lundi son agent, Paul De Geyter.
Samedi, l'UCI a accordé une invitation pour les épreuves
ProTour à l'équipe Mitsubishi, à condition que cette dernière "n'aligne pas Frank Vandenbroucke lors de ces courses", avait-on appris auprès de l'équipe belgo-estonienne.
"Moralement anéanti" par cette décision, selon son agent, VDB va "plus que probablement saisir la justice avant la fin de la semaine".
L'UCI n'a pas apporté d'explication pour justifier sa décision.
Selon Mitsubishi, l'UCI n'apprécie pas la présence dans ses rangs de "VDB" en raison de sa suspension pour dopage en 2002, de ses relations avec le médecin controversé Bernard Saiz, et parce que le coureur belge avait roulé sous une fausse licence et un faux nom en Italie il y a deux ans.
"Le plus fou dans ce mauvais feuilleton, c'est que Frank a obtenu sa licence
UCI sans aucun problème en début d'année. On a donc estimé qu'il avait le droit de courir, et cela devrait donc valoir pour toutes les courses", a encore affirmé Paul De Geyter, qui "ne trouve pas de mots pour qualifier l'attitude de l'UCI, qui doit être satisfaite de voir VDB aujourd'hui moralement anéanti".
En juin dernier, l'enfant terrible du cyclisme belge avait fait une tentative de suicide. Après avoir retrouvé une équipe en début de saison, il semblait aller mieux, selon la presse belge, qui constate aujourd'hui que le coureur est à nouveau fragilisé.
Frank Vandenbroucke, qui souffre d'une bronchite -il était forfait au Volk samedi-, a en outre été victime du vol de sa voiture dans la nuit de jeudi à vendredi.
VDB, ancien vainqueur de
Liège-Bastogne-Liège, aujourd'hui âgé de 33 ans, est l'un des leaders de Mitsubishi avec ses compatriotes Geert Verheyen et Geert Omloop, le Néerlandais
Stefan Van Dijk ou l'Estonien Janek Tombak.