L'association internationale des équipes (AIGCP) va proposer à l'organisateur de Paris-Nice (ASO) des amendements au contrat liant les deux parties pour la tenue de l'épreuve du 9 au 16 mars.
L'AIGCP a étudié en détail le contrat soumis en début de semaine par
ASO (Amaury Sport Organisation) puisque la course est appelée à se dérouler sous l'égide de la fédération française et non plus de l'UCI (Union cycliste internationale).
Le président de l'UCI,
Pat McQuaid, qui a exigé en vain un boycott des équipes, avait alerté leurs responsables sur le risque de voir ASO "juge et partie" à partir du contrat proposé. "Il s'agit d'intégrer les attentes légitimes des équipes", a déclaré
à l'AFP Eric Boyer, président de l'AIGCP, au terme des trois heures d'une réunion qu'il a qualifiée de "très fructueuse". Le sujet majeur soulevé par l'UCI, à savoir la possibilité pour ASO de décider unilatéralement du sort d'un coureur ou d'une équipe "dont la présence deviendrait susceptible de porter atteinte à l'image de l'épreuve et/ou de l'organisateur", a été notamment étudié par les équipes. "Nous souhaitons que l'interprétation à faire de ces clauses (de départ) soit commune", a insisté à ce sujet Eric Boyer.
Le président de l'AIGCP a évoqué aussi les craintes de l'association des coureurs (CPA) qui lui a demandé jeudi des garanties. Sur le problème des assurances couvrant les coureurs, le manager de
Cofidis a pris son propre exemple: "Notre police d'assurances couvre la participation à toutes les épreuves. J'ai demandé à l'ensemble des autres responsables d'équipes de vérifier leur contrat." Avant de conclure: "Le CPA veut une réponse précise, il l'aura."