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Paris-Nice : l'UEC s'en mêle

Lundi 3 mars 2008 - 19:12imprimer cet articleenvoyer cet articlediminuer la taille du texteAgrandir le texte


L'Union européenne de cyclisme (UEC), tout en se prononçant pour une refonte du ProTour, a demandé une intervention de la fédération française (FFC) dans le conflit qui agite l'approche de Paris-Nice, dont le départ doit être donné dimanche prochain.

Le congrès de l'UEC, qui regroupe les fédérations nationales des pays européens, a voté une motion allant dans ce sens au cours de son congrès annuel tenu pendant le week-end à Salonique (Grèce).

Paris-Nice (9 au 16 mars), une course d'ASO qui organise également le Tour de France, fait l'objet d'une demande de boycott de la part de l'Union cycliste internationale (UCI) suite à l'inscription de l'épreuve dans le cadre de la FFC.

Dans un communiqué publié lundi soir, le président de l'UCI, Pat McQuaid, s'est déclaré "très satisfait" des décisions prises par l'UEC dont le congrès, dit-il, a demandé à la FFC "de ne pas autoriser l'organisation de Paris-Nice, ou de toute autre course internationale, en dehors du cadre règlementaire de l'UCI".

"Il s'agit là d'un avertissement sans appel pour tous les acteurs qui voudraient sortir du cadre règlementaire établi", a estimé le président de l'UCI.

La fédération internationale a répercuté également dans son communiqué le souhait de l'UEC que "l'UCI procède ensuite à une évaluation complète de l'UCI ProTour en vue de la saison 2009."

Cette motion en deux parties, présentée par la fédération britannique, a été votée à une large majorité, 18 voix contre 7, soit les six fédérations en désaccord avec l'UCI sur le ProTour (Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg) et la Grèce, selon le décompte des participants.

Jean Pitallier, président de la FFC, a été chargé par l'UEC de mettre sur pied une réunion entre le secrétaire d'Etat français aux Sports, Bernard Laporte, et le président de l'UCI, auquel lui-même participerait.

"J'ai soumis la demande au ministère", a déclaré à l'AFP Jean Pitallier en rappelant que les autorités françaises s'étaient vues opposer une fin de non-recevoir de la part de l'UCI lors d'une récente tentative de médiation.

"Il faut aussi que l'UCI accepte de négocier", a estimé le président de la fédération française.

A la fin de la semaine dernière, l'UCI a notamment évoqué la possibilité de suspendre jusqu'à six mois les coureurs qui participeraient à Paris-Nice.





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