L'analyse de l'échantillon B du cycliste allemand
Stefan Schumacher a confirmé que celui-ci avait pris de l'EPO Cera pendant les JO de Pékin l'an dernier, a annoncé mardi son avocat Michael Lehner.
Pour autant, le coureur allemand, qui nie s'être dopé, entend rester combatif sur le plan juridique, a ajouté Me Lehner à l'agence d'informations sportives SID.
L'avocat conteste en particulier les circonstances dans lesquelles le Comité international olympique (CIO) a fait analyser l'échantillon B, dans un laboratoire de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).
Schumacher, 27 ans, est l'un des six sportifs dont le
CIO a annoncé fin avril qu'ils avaient été contrôlés positifs à l'EPO Cera à Pékin. Parmi eux, seule une athlète, l'haltérophile dominicaine Yudelquis Contreras, a par la suite été disculpée, la contre-expertise pratiquée sur l'échantillon B s'étant révélée négative.
Déjà contrôlé positif deux fois lors du
Tour de France 2008, dont il avait gagné deux étapes, Schumacher a été suspendu en février pour deux ans de toutes les compétitions. Cette sanction prononcée par l'AFLD a été étendue par l'Union cycliste internationale (UCI) aux autres pays.
L'Allemand nie toutefois s'être dopé et a saisi le 1er avril le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. La procédure devant ce tribunal doit justement débuter mercredi.